
Les responsables de santé au Royaume-Uni ont annoncé dimanche relever le niveau d'alerte COVID en raison d'une «rapide augmentation» des cas du variant Omicron, qui a poussé le gouvernement à annoncer de nouvelles mesures.
• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur la COVID-19
Le premier ministre Boris Johnson s'adressera à la nation dans une allocution diffusée dimanche à 20h00 (heure locale) pour faire le point sur la situation au Royaume-Uni, où le nombre total de cas d'Omicron détectés a atteint 3137, soit une augmentation de 65% par rapport au total de 1898 cas recensés samedi.
Détecté au Royaume-Uni il y a un peu plus de deux semaines, Omicron devrait être le variant dominant d'ici quelques jours, estime le gouvernement.
Face à sa rapide propagation, le niveau d'alerte a été relevé de trois à quatre, le deuxième niveau le plus élevé, qui indique que «la transmission est élevée» et que la pression sur les services de santé est «importante ou en augmentation».
«Les premiers éléments montrent qu'Omicron se propage beaucoup plus rapidement que Delta et que la protection vaccinale contre les maladies symptomatiques d'Omicron est réduite», soulignent les responsables de santé de l'Angleterre, l'Écosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord dans un communiqué commun.
La gravité d'Omicron «sera plus claire les prochaines semaines», mais ils notent qu'il y a «déjà» des hospitalisations dues à Omicron et qu'il est «probable» que leur nombre «augmente rapidement».
Inquiets de voir les services de santé submergés, ils appellent les Britanniques à se faire vacciner contre la COVID-19 ou à recevoir leur piqûre de rappel dès que possible.
Le Royaume-Uni est particulièrement touché par la pandémie avec plus de 146 000 morts et quelque 50 000 nouvelles contaminations enregistrées chaque jour.
Dans son allocution, Boris Johnson devrait faire le point sur les efforts du gouvernement pour lutter contre la propagation d'Omicron, dont l'extension de la campagne de rappel vaccinal aux plus de trente ans à partir de lundi.
Le ministère de la Santé a aussi annoncé dimanche qu'à partir de mardi, les cas contacts totalement vaccinés de personnes testées positives à la COVID-19 seront priés d'effectuer quotidiennement des tests antigéniques pendant sept jours. Ceux qui ne sont pas vaccinés doivent rester isolés dix jours.
Ces annonces s'ajoutent à d'autres mesures présentées récemment par M. Johnson, dont le retour au télétravail et l'introduction du passeport sanitaire en certains lieux.
Soumises au vote des députés mardi, ces nouvelles mesures devraient être adoptées grâce au soutien du parti d'opposition travailliste, mais Boris Johnson s'expose à la défiance d'une partie de son camp conservateur.
Parmi les frondeurs, le député Steve Baker a estimé les restrictions supplémentaires «disproportionnées».
«Je pense vraiment que le point crucial ici, c'est le type de société que nous sommes en train de créer» a déclaré l'ancien ministre sur SkyNews, estimant que comme lui, une soixantaine de députés conservateurs voteront contre les nouvelles mesures.
Outre cette fronde dans ses rangs, Boris Johnson est fragilisé par une série de scandales liés à des fêtes supposées à Downing Street l'hiver dernier, au moment où les Britanniques étaient censés limiter les interactions sociales pour éviter la propagation du virus.
Les Britanniques lui reprochent en particulier une fête qui aurait été organisée à Downing Street le 18 décembre 2020 quand eux-mêmes étaient privés de réjouissances à cause du coronavirus. Une vidéo ayant fuité et montrant des collaborateurs de Boris Johnson plaisantant sur cette «Christmas party» a ajouté de l'huile sur le feu.
Le plus haut fonctionnaire britannique, Simon Case, est chargé de mener une enquête interne et Boris Johnson a promis des «conséquences» pour ceux qui n'auraient pas respecté les règles.
Mais dimanche, le Sunday Mirror a publié une photo du premier ministre devant un écran à Downing Street, entouré de deux collaborateurs, l'un avec une guirlande autour du cou et l'autre semblant porter un bonnet de Noël, lors d'un quizz qui aurait été organisé le 15 décembre 2020.
C'est «très difficile» de voir comment cet événement peut s'être déroulé «dans le respect des règles» alors en vigueur, a souligné dimanche le chef du parti travailliste, Keir Starmer.
Le niveau d'alerte COVID relevé au Royaume-Uni devant la forte poussée d'Omicron - TVA Nouvelles
Read More
No comments:
Post a Comment