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Thursday, November 4, 2021

Nomination aux Affaires étrangères: «un bon départ, ça se passe bien», lance Mélanie Joly - TVA Nouvelles

Une semaine après son assermentation à titre de ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly a déjà établi ses priorités et communiqué avec certains de ses homologues. 

Elle en discute avec l'animateur Paul Larocque dans une première entrevue télévisée depuis sa nomination. 

«C’était ça mon objectif. Oui, aller chercher un maximum d’informations, mais là, je suis rendue à dire à mes équipes: voici ce qu’on veut faire, voici où on s’en va et voici les priorités», affirme la députée d’Ahuntsic-Cartierville en entrevue à l’émission Le Bilan. 

L’une de ses priorités était d’ailleurs de communiquer avec son homologue américain, le secrétaire d’État Antony Blinken, chose qu’elle a faite mercredi.

La discussion, qui s’est tenue «pas mal» en français, était, selon la ministre, «franche» et «fort agréable». 

«On a été capable d’avoir une bonne conversation, une conversation franche. Parce que c’est sûr qu’on a beaucoup de priorités avec les États-Unis, mais en même temps, on a notre souveraineté à protéger, nos intérêts financiers, nos intérêts économiques, surtout en matière de commerce international, de libre-échange, mais c’était fort agréable», soutient Mélanie Joly. 

Les changements climatiques, l’Afghanistan et la réouverture de la frontière américaine, le 8 novembre, ont aussi été au menu. 

«Les planètes sont bien alignées pour continuer à bien s’entendre avec les États-Unis», a poursuivi la ministre des Affaires étrangères. 

Les relations entre le Canada et la Chine, rendues tendues dans les dernières années notamment en raison de l’arrestation de la directrice de Huawei, Meng Wanzhou, seront aussi un dossier important pour Mélanie Joly. 

«Avec la Chine, il faut être clairs sur les questions de violation des droits humains. En même temps, il faut coopérer avec eux pour tout ce qui est en lien avec les changements climatiques et les questions sanitaires, il faut être capable de continuer à faire des affaires avec eux et voir qu’ils sont quand même un grand compétiteur par rapport à plusieurs autres pays dans le monde, notamment les États-Unis», explique la ministre. 

Elle parle donc d’une relation «extrêmement complexe».

«Je pense que les Québécois et les Canadiens s’attendent à ce qu’on navigue cette relation-là avec beaucoup de doigté», déclare Mme Joly. 

Si Mélanie Joly a déjà exprimé le désir de fonder une famille prochainement, plusieurs se demandent si ce projet personnel est conciliable avec le rôle de ministre des Affaires étrangères. 

«C’est non seulement possible, mais je suis convaincue que ce sera faisable», lance-t-elle à ses détracteurs, ajoutant qu’elle n’aurait jamais accepté le poste si elle n’avait pas eu l’appui de son médecin et de son conjoint. 

Elle assure que si son médecin lui avait dit que ce rôle était incompatible avec celui d’avoir un bébé, elle aurait tout simplement refusé de le prendre. 

«Et si mon médecin m’avait dit aussi que c’était impossible d’être ministre des Affaires étrangères en suivant les traitements de fertilité, j’aurais également refusé le poste», ajoute-t-elle. 

Mélanie Joly soutient toutefois qu’elle est prête à relever le défi. 

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