Rechercher dans ce blog

Tuesday, November 2, 2021

COP26 : une centaine de dirigeants mondiaux s'engagent à enrayer la déforestation | COP26 - Conférence de Glasgow sur les changements climatiques - ICI.Radio-Canada.ca

Une vue aérienne montre une région forestière séparée en quatre lots de terre, dont trois sur lesquels la forêt a été rasée pour cultiver le sol.

Des champs de soya en pleine région amazonienne, en 2019.

Photo : Associated Press / Leo Correa

Agence France-Presse

Préserver les forêts pour sauver le climat : une centaine de pays, dont certains montrés du doigt pour une déforestation intense comme le Brésil, ont pris cet engagement solennel mardi à la COP26, mais leur promesse est jugée trop molle par les défenseurs de l'environnement.

Poumons de la planète avec les océans, les forêts jouent un rôle essentiel dans la lutte contre le changement climatique en absorbant une partie importante des milliards de tonnes de gaz à effets de serre libérés chaque année dans l'atmosphère par les activités humaines.

Afin d'enrayer leur dégradation et restaurer ces cathédrales de la nature, les dirigeants de plus de 100 pays abritant 85 % des forêts mondiales, dont la forêt boréale du Canada, la forêt amazonienne au Brésil ou encore la forêt tropicale du bassin du Congo, ont adopté une déclaration sur les forêts dans le cadre de la conférence climatique de l'ONU à Glasgow.

Il s'agit du premier accord de taille conclu dans le cadre de la COP26 – sommet crucial pour juguler les impacts du changement climatique – qui doit se dérouler jusqu'au 12 novembre en Écosse.

L'initiative, qui bénéficiera d'un financement public et privé de 19,2 milliards de dollars sur plusieurs années, est essentielle pour parvenir à l'objectif de limiter le réchauffement climatique à +1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle, selon le premier ministre britannique Boris Johnson, hôte de l'événement.

On ne peut faire face à la perte dévastatrice d'habitats et d'espèces sans lutter contre le changement climatique, et on ne peut faire face au changement climatique sans protéger notre environnement naturel et respecter les droits des peuples autochtones.

Une citation de :Boris Johnson, premier ministre du Royaume-Uni

Protéger nos forêts est la bonne chose à faire non seulement pour lutter contre le changement climatique, mais aussi pour un avenir plus prospère pour tous, a-t-il déclaré mardi.

Les forêts reculent actuellement au rythme alarmant de 27 terrains de football chaque minute, selon la présidence britannique de la COP26. Et selon l'ONG Global Forest Watch, la déforestation dans le monde s'est accélérée ces dernières années : la destruction de forêts primaires était en hausse de 12 % en 2020 par rapport à l'année précédente, et ce, malgré le ralentissement économique suscité par la pandémie de COVID-19.

Des signataires importants

Parmi les signataires figurent entre autres le Canada, la Chine, la Russie, le Brésil, les États-Unis et la République démocratique du Congo, qui comprennent parmi les plus importantes étendues de forêts au monde.

Conserver nos forêts et d'autres écosystèmes essentiels est indispensable pour parvenir à nos objectifs climatiques, mais aussi pour avoir une eau propre, maintenir la biodiversité, soutenir les peuples autochtones et réduire le risque de propagation de maladies, a insisté le président américain Joe Biden.

Le gouvernement brésilien, critiqué pour sa politique environnementale, a annoncé lundi des objectifs plus ambitieux pour lutter contre la déforestation et pour réduire les émissions de CO2 – 50 % de moins d'ici 2030 au lieu de 43 %, et la neutralité carbone en 2050.

Depuis le début du mandat du président d'extrême droite Jair Bolsonaro en 2019, l'Amazonie brésilienne a perdu 10 000 km2 de forêt par an, contre 6500 km2 annuels lors de la précédente décennie.

Pays voisin, la Colombie a décidé de ne pas attendre 2030 et de protéger 30 % de son territoire dès 2022, a indiqué mardi son président Ivan Duque.

Dans le cadre de cette annonce sur les forêts, 28 pays représentant les trois quarts du commerce mondial de matières premières susceptibles de menacer les forêts, comme l'huile de palme et le cacao, ont aussi souscrit à une déclaration pour agir de manière plus équitable et transparente.

Plus de 30 institutions financières, comme Aviva ou Axa, se sont quant à elles engagées à ne plus investir dans les activités liées à la déforestation.

Actuellement, près d'un quart (23 %) des émissions mondiales de gaz à effet de serre proviennent d'activités comme l'agriculture ou l'industrie forestière.

Deux vaches dans un champ brûlé.

Du bétail pâture dans une zone déforestée de l'Amazonie, près de Novo Progresso, au Brésil.

Photo : Associated Press / Andre Penner

Souvenir d'un échec retentissant

Le nouvel engagement contre la déforestation fait écho à la Déclaration de New York sur les forêts de 2014, quand de nombreux pays s'étaient déjà engagés à diviser par deux la déforestation en 2020 et à y mettre fin en 2030.

L'ONG Global Witness a dit craindre de voir se répéter les échecs de précédents engagements similaires, en l'occurrence celui de New York, en raison d'un financement insuffisant et d'un suivi incertain de la parole donnée.

Il faut cependant noter une différence de taille : en 2014, ni la Chine, ni la Russie, ni le Brésil n'avaient signé la Déclaration de New York, des pays qui abritent des forêts parmi les plus gigantesques.

Qu'à cela ne tienne, pour des ONG comme Greenpeace, c'est l'objectif de 2030 qui est beaucoup trop lointain et donne ainsi le feu vert à une décennie supplémentaire de déforestation.

Représentation d'une forêt en feu.

Adblock test (Why?)


COP26 : une centaine de dirigeants mondiaux s'engagent à enrayer la déforestation | COP26 - Conférence de Glasgow sur les changements climatiques - ICI.Radio-Canada.ca
Read More

No comments:

Post a Comment

Le système le plus puissant du monde en ce moment, le voici - MétéoMédia

Ce serait le plus puissant système à avoir touché cette région du monde en 2021, ayant une puissance équivalente à un ouragan de catégorie ...