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Saturday, August 28, 2021

Biden accuse la Chine de cacher des « informations cruciales » sur l'origine de la COVID | Coronavirus - ICI.Radio-Canada.ca

Un technicien de laboratoire chinois tient des échantillons.

La COVID-19 est apparue pour la première fois en Chine dans la ville de Wuhan, en novembre 2019.

Photo : afp via getty images / STR

Agence France-Presse

Joe Biden a accusé vendredi la Chine de dissimuler des « informations cruciales sur les origines de la pandémie » de COVID-19, après la publication du résumé d'un rapport d'enquête du renseignement américain se révélant toujours incapable de trancher sur la question.

Le rapport de la communauté du renseignement américain montre que les États-Unis sont déterminés à emprunter la mauvaise voie de la manipulation politique, a réagi l'ambassade de Chine aux États-Unis dans un communiqué.

Le rapport de la communauté du renseignement se fonde sur une présomption de culpabilité de la part de la Chine, et seulement pour faire de la Chine un bouc émissaire.

Une citation de :Extrait du communiqué de l'ambassade de Chine aux États-Unis

Ce rapport classé ultra-secret a été remis cette semaine au président américain, qui avait donné 90 jours aux services de renseignement pour redoubler d'efforts afin d'expliquer l'origine de la pandémie.

Selon un résumé rendu public vendredi, les renseignements ont pu conclure que le SARS-CoV-2, le nom scientifique du virus, n'avait pas été développé comme arme biologique, et n'avait probablement pas été conçu génétiquement.

Mais ils restent divisés entre l'hypothèse d'un premier cas causé par une exposition naturelle à un animal infecté, ou bien ayant résulté d'un accident de laboratoire.

Des informations cruciales sur les origines de la pandémie existent en Chine, et pourtant depuis le début, des responsables gouvernementaux en Chine font tout pour empêcher les enquêteurs internationaux et les acteurs mondiaux de la santé publique d'y accéder.

Une citation de :Joe Biden, président des États-Unis

Dans le détail, quatre agences de renseignement et le Conseil national du renseignement estiment avec un bas degré de confiance que la thèse animale est la plus probable.

Ils s'appuient notamment, pour justifier leur verdict, sur les nombreux vecteurs pour une exposition animale existants, ainsi que sur l'ignorance par la Chine de l'existence du virus avant son apparition.

La communauté du renseignement des États-Unis juge que les responsables chinois n'avaient pas connaissance en amont du virus avant le début de l'épidémie, est-il en effet écrit dans le résumé du rapport.

Toutefois, une autre agence de renseignement estime avec un niveau de confiance modéré que la thèse d'une fuite de laboratoire est à privilégier, probablement par des expérimentations, la manipulation d'animaux, ou des prélèvements par l'Institut de virologie de Wuhan.

Ici, les experts donnent plus de poids au risque inhérent des recherches sur les coronavirus, qui étaient en effet menées à Wuhan. L'hypothèse serait que ces travaux aient pu conduire à l'infection accidentelle d'un employé.

Enfin, des analystes de trois agences ne se prononcent pas entre l'une ou l'autre des hypothèses.

Les services de renseignement s'estiment incapables de prodiguer une explication plus définitive à l'origine de la COVID-19 sans de nouvelles informations fournies par la Chine, écrivent-ils.

À ce jour, la Chine continue de rejeter les appels à la transparence et de cacher des informations, alors même que le bilan de cette pandémie continue de grimper.

Une citation de :Joe Biden, président des États-Unis

Nos efforts pour comprendre l'origine de cette pandémie ne faibliront pas, a-t-il promis.

Une équipe d'experts internationaux envoyés par l'OMS s'est rendue à Wuhan en janvier 2021 pour une étude de première phase sur l'origine du virus. Mais leur rapport, rédigé en collaboration avec des spécialistes chinois, avait été très critiqué.

La thèse de l'animal intermédiaire toujours à démontrer

L'étude estimait que le passage du virus de la chauve-souris à l'homme en passant par un animal intermédiaire était le scénario le plus probable. Elle jugeait extrêmement improbable que le virus provienne d'un laboratoire.

Mi-août, la Chine a rejeté l'appel de l'OMS à une nouvelle enquête sur son territoire.

Déterminer comment le virus, qui a fait plus de 4,47 millions de morts dans le monde, est passé à l'homme est jugé crucial pour tenter d'empêcher la prochaine pandémie.

L'hypothèse d'une fuite d'un laboratoire avait largement été écartée au début de la pandémie par la communauté scientifique. Mais le fameux animal intermédiaire restant introuvable, cette thèse était revenue en force dans le débat public américain au printemps. Mi-mai, une quinzaine d'experts ont publié une tribune dans la prestigieuse revue Science appelant à la considérer sérieusement.

La communauté scientifique semble toutefois peu à peu de nouveau faire machine arrière. La semaine dernière, dans cette même revue, six scientifiques ont publié un article au titre parlant : l'origine animale du SARS-CoV-2.

Et dans une autre publication scientifique, Cell, 21 éminents chercheurs concluaient : Il n'existe actuellement aucune preuve que le SARS-CoV-2 tire son origine d'un laboratoire.

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