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Friday, May 28, 2021

Les républicains à la croisée des chemins - Le Journal de Québec

Depuis l’élection de novembre 2020 et encore plus depuis l’assaut sur le Capitole du 6 janvier dernier, la division qui règne au sein du Parti républicain défraie régulièrement la chronique. Il y a peu, une centaine de membres de la formation politique ont même évoqué une scission et la formation d’un nouveau parti. 

À ces voix qui s’élèvent pour dénoncer l’emprise de Donald Trump, il faut maintenant ajouter celle de l’ancien speaker de la Chambre des représentants Paul Ryan. Candidat à la vice-présidence en 2012, celui qui représentait une circonscription du Wisconsin a toujours été considéré comme un tenant des options les plus à droite au sein du GOP.

Dès l’entrée en scène du candidat Trump en 2016, Ryan émettait de sérieuses réserves sur la valeur de sa candidature, jugeant la vedette de téléréalité mal préparée pour les lourdes responsabilités de la présidence. Par la suite, il est intervenu régulièrement pour corriger ou nuancer des déclarations du président.

Comme sa relation avec le 45e président a été tumultueuse, il ne faut pas s’étonner des propos tenus hier par Ryan dans le cadre d’une allocution prononcée à la Bibliothèque présidentielle Ronald Reagan. Sans jamais mentionner le nom du prédécesseur de Joe Biden, il a insisté sur l’importance, pour les conservateurs, de préserver de grands principes.

Comme bien d’autres républicains, Ryan a été horrifié par les images de l’assaut sur le Capitole et indigné par la campagne de désinformation visant à semer le doute sur les résultats de la dernière élection. Il n’a pas manqué de déplorer le triste spectacle des élus qui défilent à Mar-a-Lago pour obtenir l’appui de Donald Trump, au mépris de leur dignité et de leur intégrité.

Même s’il n’a pas nommé Trump, on ne pouvait se méprendre sur ses intentions lorsqu’il a affirmé: «If the conservative cause depends on the populist appeal of one personality, or on second-rate imitations, then we’re not going anywhere.» La cause conservatrice ne se résume pas à l’attrait d’une personnalité populiste, c’est un cul-de-sac.

Si vous doutez encore qu’il condamne l’approche et le style du dernier président républicain, je me permets d’ajouter ceci: «Don’t call a woman a “horse face” he told the journalist Tim Alberta, referring to one of the many insults Mr. Trump had lobbed. “Don’t cheat on your wife. Don’t cheat on anything. Be a good person. Set a good example. And prop up other institutions that do the same. You know?» On pourrait traduire par: n’attaquez pas l’intégrité physique d’une femme, ne trompez pas votre femme, soyez quelqu’un de bien et donnez le bon exemple.

Ainsi donc, l’affrontement entre les factions républicaines gagne en intensité, mais je remarque, c’est un peu prévisible, que les opposants les plus loquaces de Donald Trump sont des républicains qui se sont retirés de la politique active. Il semble évident que ceux dont le siège est en jeu pour l’élection de 2022 font le pari de ne pas déroger à l’omerta trumpiste. Ryan effectue le même constat et il est convaincu que sa formation politique est à la croisée des chemins.

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