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Tuesday, August 31, 2021

Lutte contre les faux certificats de vaccins | Les réseaux sociaux appelés à l'aide aux États-Unis - La Presse

(New York) Un procureur de New York a appelé mardi les plateformes de réseaux sociaux comme Facebook à agir davantage contre le trafic sur l’internet de faux certificats de vaccins contre la COVID-19, un phénomène qui inquiète aux États-Unis, en annonçant le démantèlement d’une cellule.

Agence France-Presse

Au total, quinze personnes ont été inculpées mardi par le procureur du district de Manhattan, Cyrus Vance, dont une fournisseuse présumée de 31 ans, soupçonnée d’avoir vendu quelque 250 certificats de vaccination, environ 200 dollars pièce. Le tout via le réseau Instagram où elle était abonnée sous le nom d’@AntiVaxMomma.

Une autre suspecte, une employée d’une clinique âgée de 27 ans, était chargée, pour 250 dollars de plus, d’entrer les noms de faux vaccinés dans le registre de l’État de New York qui alimente un passeport digital, l’Excelsior Pass.

Les treize autres inculpés, tous soupçonnés d’avoir acquis de faux certificats, travaillent dans des établissements recevant du public, comme des hôpitaux et des maisons de retraite, précise le communiqué du procureur.

« Nous continuerons de protéger la santé publique à New York en initiant des enquêtes comme celle-là, mais les enjeux des fausses cartes de vaccination sont trop élevés pour s’y attaquer par des procédures au coup par coup », a expliqué le procureur.

« Nous avons besoin que des entreprises comme Facebook prennent des mesures pour empêcher la fraude qui se produit sur leurs plateformes. La fabrication, la vente et l’achat de fausses cartes de vaccination sont des crimes graves qui ont de graves conséquences sur la sécurité publique », a ajouté Cyrus Vance.

Dans l’État de New York, le quatrième du pays en population (environ 20 millions d’habitants), la vaccination sera obligatoire pour tous les soignants en septembre et tous les fonctionnaires de l’État devront aussi s’y soumettre ou se faire tester chaque semaine.

De son côté, la Ville de New York a rendu la vaccination obligatoire pour accéder à quasiment toutes les activités en intérieur, des restaurants aux cinémas en passant par les salles de gym, mais les contrôles et les sanctions entreront en vigueur à partir du 13 septembre.

Des autorités américaines comme le FBI ou l’agence de protection des consommateurs (Federal Trade Commission) ont lancé plusieurs avertissements officiels contre la fourniture ou la fabrication de fausses cartes de vaccination, alors que des voix ont souligné qu’elles étaient faciles à confectionner.

Le 13 août, les douanes du port de Memphis ont annoncé qu’elles avaient effectué depuis le début de l’année 121 saisies de conteneurs comprenant un total de 3017 fausses cartes, des cargaisons provenant systématiquement de Chine.  

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Les talibans fêtent le départ des Américains de l'Afghanistan - ICI.Radio-Canada.ca

Des gens défilent dans les rues.

Les talibans et leurs partisans ont défilé mardi dans les rues de Kandahar pour célébrer le départ des dernières forces américaines du pays.

Photo : afp via getty images / -

Agence France-Presse

Les talibans fêtaient mardi leur victoire en Afghanistan après le départ dans la nuit des derniers soldats américains, qui met fin à 20 ans d'une guerre dévastatrice et ouvre un nouveau chapitre rempli d'incertitudes pour le pays.

Des coups de feu victorieux ont éclaté à Kaboul à l'annonce du retrait final de l'armée américaine, salué comme un succès historique par les talibans, revenus au pouvoir le 15 août.

Les Américains étaient entrés en Afghanistan en 2001, à la tête d'une coalition internationale, pour chasser du pouvoir les talibans en raison de leur refus de livrer le chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

Félicitations à l'Afghanistan […] Cette victoire est la nôtre à tous, a déclaré mardi matin le principal porte-parole taliban, Zabihullah Mujahid, à l'aéroport de Kaboul, dont les islamistes avaient pris le contrôle total quelques heures plus tôt.

C'est une grande leçon pour d'autres envahisseurs et pour notre future génération, et c'est aussi une leçon pour le monde, a-t-il estimé.

C'est un jour historique, c'est un moment historique et nous en sommes fiers.

Une citation de :Zabihullah Mujahid, principal porte-parole taliban

Nous avons défait la superpuissance

À Kandahar (sud) aussi, au cœur du pays pachtoune, ethnie dont sont issus nombre de talibans, des cris de joie ont résonné. Nous avons défait la superpuissance. L'Afghanistan est le cimetière des superpuissances, ont scandé des hommes armés, en tenue traditionnelle.

Après deux semaines d'opérations d'évacuation précipitées, voire chaotiques, le dernier avion de transport militaire C-17 a décollé de l'aéroport de Kaboul lundi à 23 h 59, heure locale, a déclaré le général américain Kenneth McKenzie, chef du centre de commandement dont dépend l'Afghanistan.

Le retrait militaire des États-Unis s'est achevé 24 heures avant la date butoir fixée par le président Joe Biden, pour lequel cette journée gardera un goût amer. Il doit s'adresser mardi à ses concitoyens, nombreux à se demander à quoi auront servi ces deux décennies d'engagement en Afghanistan.

L'objectif de supprimer Oussama ben Laden avait été atteint le 2 mai 2011, lorsque les forces spéciales américaines l'ont tué au Pakistan. Mais les États-Unis sont restés en Afghanistan, notamment pour former une armée afghane, qui s'est finalement effondrée face aux talibans.

20 ans de guerre et 2313 milliards $ plus tard

Les États-Unis déplorent quelque 2500 morts et une facture de 2313 milliards de dollars en 20 ans, selon une étude de la Brown University. Leur image est encore plus écornée par leur incapacité à prévoir la rapidité de la victoire talibane et par leur gestion des évacuations.

Depuis le 14 août, sur une période de 18 jours, les avions américains et de leurs alliés ont évacué plus de 123 000 civils de l'aéroport de Kaboul, selon le Pentagone.

Le retour des islamistes au pouvoir avait obligé les Occidentaux à évacuer leurs ressortissants, mais aussi les Afghans susceptibles de subir des représailles, notamment pour avoir travaillé pour les forces étrangères.

Ces opérations risquées ont été endeuillées le 26 août par un attentat-suicide qui a fait plus d'une centaine de morts, dont 13 soldats américains. L'attaque a été revendiquée par le groupe terroriste État islamique au Khorasan, qui devrait rester une menace à l'avenir.

Le Pentagone a reconnu lundi n'avoir pas pu faire sortir d'Afghanistan autant de personnes que voulu. Le retrait s'est fait dans l'urgence, car Washington n'avait pas anticipé l'effondrement de l'armée et du gouvernement afghans, face à des talibans qui ont conquis toutes les grandes villes en une dizaine de jours.

Washington aidera tous les Américains – il en reste entre 100 et 200 dans le pays – qui veulent quitter l'Afghanistan, a assuré le secrétaire d'État Antony Blinken. Les activités diplomatiques et consulaires américaines ont été transférées de Kaboul vers Doha, au Qatar.

Comme le reste du monde, Washington regardera attentivement dans les prochains jours ce que les talibans feront à l'aéroport de Kaboul, et notamment s'ils laisseront les Afghans circuler librement vers l'étranger comme ils l'ont promis.

Cet aéroport est d'une importance existentielle pour l'Afghanistan, pour faire transiter le soutien médical et humanitaire dont le pays a absolument besoin, a estimé mardi la chancelière allemande, Angela Merkel.

Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a jugé lui aussi essentiel de garder ouvert l'aéroport de Kaboul et a promis de ne pas oublier ceux qui cherchent à fuir le régime taliban en Afghanistan.

Un ton conciliant

Depuis leur retour au pouvoir, les talibans se sont efforcés d'afficher une image d'ouverture et de modération, qui laisse néanmoins sceptiques de nombreux observateurs.

Lors de leur précédent passage au pouvoir entre 1996 et 2001, ils avaient imposé une version ultrarigoriste de la loi islamique.

Nous voulons avoir de bonnes relations avec les États-Unis et le monde, a répété mardi Zabihullah Mujahid. Les États-Unis sont prêts à travailler avec les talibans, mais la légitimité et le soutien doivent se mériter, avait prévenu lundi Antony Blinken.

À Doha, le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a estimé mardi qu'il n'y avait pas d'alternative à des discussions avec les talibans, après une rencontre avec son homologue qatari.

Celui-ci, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, a demandé aux talibans de s'engager dans la lutte contre le terrorisme et de former un gouvernement inclusif après le retrait des Américains d'Afghanistan.

Beaucoup d'Afghans et d'Occidentaux craignent un retour en arrière sur les droits de la personne acquis ces 20 dernières années, notamment pour les femmes, qui ont accédé à l'éducation, sont entrées en politique ou dans les médias.

Les islamistes ont promis de ne pas se venger de ceux qui ont travaillé pour le gouvernement précédent et ont assuré qu'ils œuvreraient à la formation d'un gouvernement ouvert à d'autres factions.

En attendant un gouvernement inclusif

L'Émirat islamique a mené le djihad ces 20 dernières années. Maintenant, il a tous les droits de diriger le prochain gouvernement. Mais il reste engagé à former un gouvernement inclusif, a répété M. Mujahid. Pékin a annoncé en attendre la composition pour se prononcer sur une éventuelle reconnaissance.

Le défi le plus urgent des nouveaux maîtres de l'Afghanistan sera de trouver les fonds pour verser les salaires des fonctionnaires et maintenir en état de marche les infrastructures vitales (eau, électricité, communications).

Les talibans ont reproché aux Occidentaux d'avoir emmené avec eux certains des Afghans les plus éduqués et qualifiés. Ils doivent maintenant s'atteler sans eux à une tâche gigantesque : remettre sur pied un pays et une économie dévastés par la guerre.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a d'ores et déjà mis en garde mardi contre une catastrophe humanitaire en Afghanistan, et réclamé des fonds pour ce pays.

Une catastrophe humanitaire se profile, a-t-il souligné, en évoquant l'aggravation de la crise humanitaire et économique et la menace d'un effondrement total des services de base.

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Il meurt attaqué par un alligator dans une rue inondée par l'ouragan Ida - Le Journal de Montréal

Les autorités de la Louisiane ont ouvert une enquête sur les circonstances entourant la mort d’un homme de 71 ans alors qu’il marchait dans une rue inondée après le passage de l’ouragan Ida.  

• À lire aussi: Les dégâts d’Ida

• À lire aussi: Ouragan Ida: « plusieurs jours » pour évaluer les dégâts en Louisiane

• À lire aussi: La Louisiane face aux dégâts «catastrophiques» de l'ouragan Ida

Selon un communiqué émis par le bureau du shérif de la paroisse de St-Tammany, l’homme aurait été attaqué et tué par un alligator près de sa résidence de Slidell, qui se trouve à un peu plus de 50 km de La Nouvelle-Orléans. 

Sa femme a raconté à la police qu’elle se trouvait à l’intérieur de la résidence lorsqu’elle a entendu de l’agitation. 

Elle a alors vu un gros alligator qui attaquait son mari, selon ce que rapporte CNN. 

«Elle a immédiatement couru au secours de son mari pour essayer d’arrêter l’attaque», peut-on lire dans le communiqué. 

Lorsque l’alligator a lâché sa prise, la femme aurait extirpé son mari de l’eau et serait retournée à l'intérieur de sa maison pour aller chercher une trousse de premiers soins. 

Mais quand elle est retournée auprès de son mari, elle aurait réalisé que ses blessures étaient plus graves qu’elle ne le croyait. 

La femme aurait alors embarqué dans sa pirogue pour se rendre sur un terrain plus élevé environ 1,5 km plus loin, a-t-elle raconté à la police. 

À son retour, cependant, son mari avait disparu, d’après le communiqué. 

Le bureau du shérif a tenté de retrouver l’homme à l’aide de barques et de véhicules pour les voies inondées, mais sans succès. 

Dans son communiqué, le shérif rappelle aux résidents qu’ils doivent être très vigilants lorsqu’ils marchent en zones inondées puisque les animaux sauvages ont aussi été déplacés pendant l’ouragan. 

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Discours de Joe Biden | Quitter l'Afghanistan était « la meilleure décision pour l'Amérique » - La Presse

(Washington et Kaboul) Le président américain Joe Biden a affirmé mardi que son choix de quitter l’Afghanistan représentait « la meilleure décision » pour l’Amérique, un retrait célébré comme une victoire par les talibans.

Léa DAUPLE et David FOX Agence France-Presse

« Je suis convaincu que c’est la bonne décision, une sage décision, et la meilleure décision pour l’Amérique », a affirmé d’un ton ferme un Joe Biden néanmoins très critiqué par l’opposition républicaine, lors d’un discours depuis la Maison-Blanche.

Selon lui, les États-Unis avaient le choix entre « le départ ou l’escalade » militaire dans la plus longue guerre américaine, après l’accord passé par son prédécesseur Donald Trump avec les talibans.  

« Nous n’en avons pas fini avec vous », a-t-il lancé à l’adresse du groupe djihadiste État islamique au Khorasan, qui a revendiqué l’attentat ayant fait plus de cent morts, dont 13 soldats américains la semaine dernière à l’aéroport de Kaboul, et été la cible de frappes américaines depuis.

À Kaboul, des coups de feu victorieux avaient éclaté à l’annonce du retrait final de l’armée américaine, salué comme un succès « historique » par les talibans, revenus au pouvoir le 15 août.

Les Américains étaient entrés en Afghanistan en 2001, à la tête d’une coalition internationale, pour chasser du pouvoir les talibans en raison de leur refus de livrer le chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden, après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

« Félicitations à l’Afghanistan […] Cette victoire est la nôtre à tous », a déclaré mardi matin le principal porte-parole taliban, Zabihullah Mujahid, à l’aéroport de Kaboul.

À Kandahar aussi, au cœur du pays pachtoune, ethnie dont sont issus nombre de talibans, des cris de joie ont résonné. « Nous avons défait la superpuissance. L’Afghanistan est le cimetière des superpuissances », ont scandé des hommes armés, en tenue traditionnelle.  

123 000 évacués

Les États-Unis déplorent quelque 2500 morts et une facture de 2313 milliards de dollars en 20 ans, selon une étude de la Brown University. Leur image est encore plus écornée par leur incapacité à prévoir la rapidité de la victoire talibane et par leur gestion des évacuations.

Le retour des islamistes au pouvoir avait obligé les Occidentaux à évacuer leurs ressortissants, mais aussi les Afghans susceptibles de subir des représailles, notamment pour avoir travaillé pour les forces étrangères.

Ces opérations risquées ont été endeuillées le 26 août par un attentat-suicide qui a fait plus d’une centaine de morts, dont 13 soldats américains. L’attaque a été revendiquée par le groupe djihadiste État islamique au Khorasan (EI-K), qui devrait rester une menace à l’avenir.

Le président Joe Biden a néanmoins salué mardi « l’extraordinaire succès » de la mission d’évacuation, affichant sa détermination à faire sortir d’Afghanistan les derniers Américains qui souhaitent partir. Plus de 123 000 civils ont été évacués depuis le 14 août, selon le Pentagone.

Mardi, le Qatar a demandé aux talibans de s’engager dans la lutte contre le « terrorisme » et de former un gouvernement « inclusif ».

« Nous avons souligné l’importance de la coopération pour combattre le terrorisme », a déclaré le chef de la diplomatie qatarie Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, lors d’une conférence de presse avec son homologue allemand. Le Qatar avait joué le rôle de médiateur dans le processus de paix entre le gouvernement afghan et les talibans, avant leur retour au pouvoir.

Crainte d’un retour en arrière

Depuis leur retour au pouvoir, les talibans se sont efforcés d’afficher une image d’ouverture et de modération, qui laisse néanmoins sceptiques de nombreux observateurs.

Lors de leur précédent passage au pouvoir entre 1996 et 2001, ils avaient imposé une version ultrarigoriste de la loi islamique.  

« Nous voulons avoir de bonnes relations avec les États-Unis et le monde », a répété mardi Zabihullah Mujahid. Les États-Unis sont prêts à « travailler » avec les talibans, mais « la légitimité et le soutien doivent se mériter », avait prévenu lundi Antony Blinken.

Les activités diplomatiques et consulaires américaines ont été transférées de Kaboul vers Doha, au Qatar.

Comme le reste du monde, Washington regardera attentivement dans les prochains jours ce que les talibans feront à l’aéroport de Kaboul, et notamment s’ils laisseront les Afghans circuler librement vers l’étranger comme ils l’ont promis.

Cet aéroport est d’une « importance existentielle » pour l’Afghanistan, pour faire transiter le soutien médical et humanitaire dont le pays a absolument besoin, a estimé mardi la chancelière allemande, Angela Merkel.

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a jugé lui aussi « essentiel » de garder ouvert l’aéroport de Kaboul et a promis de ne pas oublier ceux qui cherchent à fuir le régime taliban en Afghanistan.

Beaucoup d’Afghans et d’Occidentaux craignent un retour en arrière sur les droits de la personne acquis ces 20 dernières années, notamment pour les femmes, qui ont accédé à l’éducation, sont entrées en politique ou dans les médias.

Les islamistes ont promis de ne pas se venger de ceux ayant travaillé pour le gouvernement précédent et ont assuré qu’ils œuvreraient à la formation d’un gouvernement ouvert à d’autres factions.

« L’Émirat islamique a mené le djihad ces 20 dernières années. Maintenant, il a tous les droits de diriger le prochain gouvernement. Mais il reste engagé à former un gouvernement inclusif », a répété M. Mujahid. Pékin a annoncé en attendre la composition pour se prononcer sur une éventuelle reconnaissance.  

Le défi le plus urgent des nouveaux maîtres de l’Afghanistan sera de trouver les fonds pour verser les salaires des fonctionnaires et maintenir en état de marche les infrastructures vitales (eau, électricité, communications).

Les talibans ont reproché aux Occidentaux d’avoir emmené avec eux certains des Afghans les plus éduqués et qualifiés. Ils doivent maintenant s’atteler sans eux à une tâche gigantesque : remettre sur pied un pays et une économie dévastés par la guerre.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a d’ores et déjà mis en garde mardi contre « une catastrophe humanitaire » en Afghanistan, et réclamé des fonds pour ce pays.

« Une catastrophe humanitaire se profile », a-t-il souligné, en évoquant « l’aggravation de la crise humanitaire et économique » et « la menace d’un effondrement total des services de base ».

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Il meurt attaqué par un alligator dans une rue inondée par l'ouragan Ida - TVA Nouvelles

Les autorités de la Louisiane ont ouvert une enquête sur les circonstances entourant la mort d’un homme de 71 ans alors qu’il marchait dans une rue inondée après le passage de l’ouragan Ida. 

• À lire aussi: Ouragan Ida: «plusieurs jours» pour évaluer les dégâts en Louisiane

• À lire aussi: La Louisiane face aux dégâts de l'ouragan Ida

Selon un communiqué émis par le bureau du shérif de la paroisse de St-Tammany, l’homme aurait été attaqué et tué par un alligator près de sa résidence de Slidell, qui se trouve à un peu plus de 50 km de La Nouvelle-Orléans. 

Sa femme a raconté à la police qu’elle se trouvait à l’intérieur de la résidence lorsqu’elle a entendu de l’agitation. 

Elle a alors vu un gros alligator qui attaquait son mari, selon ce que rapporte CNN. 

«Elle a immédiatement couru au secours de son mari pour essayer d’arrêter l’attaque», peut-on lire dans le communiqué. 

Lorsque l’alligator a lâché sa prise, la femme aurait extirpé son mari de l’eau et serait retournée à l'intérieur de sa maison pour aller chercher une trousse de premiers soins. 

Mais quand elle est retournée auprès de son mari, elle aurait réalisé que ses blessures étaient plus graves qu’elle ne le croyait. 

La femme aurait alors embarqué dans sa pirogue pour se rendre sur un terrain plus élevé environ 1,5 km plus loin, a-t-elle raconté à la police. 

À son retour, cependant, son mari avait disparu, d’après le communiqué. 

Le bureau du shérif a tenté de retrouver l’homme à l’aide de barques et de véhicules pour les voies inondées, mais sans succès. 

Dans son communiqué, le shérif rappelle aux résidents qu’ils doivent être très vigilants lorsqu’ils marchent en zones inondées puisque les animaux sauvages ont aussi été déplacés pendant l’ouragan. 

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Afghanistan : les talibans fêtent leur victoire après le départ des Américains et la fin de 20 ans de guerre - Le Journal de Montréal

KABOUL, Afghanistan | Les talibans fêtent mardi leur victoire en Afghanistan après le départ dans la nuit des derniers soldats américains, qui met fin à 20 ans d’une guerre dévastatrice et ouvre un nouveau chapitre rempli d’incertitudes pour le pays. 

• À lire aussi: L’armée américaine a quitté l’Afghanistan

Des coups de feu victorieux ont éclaté à Kaboul à l’annonce du retrait final de l’armée américaine, salué comme un succès « historique » par les talibans, revenus au pouvoir le 15 août.

Les Américains étaient entrés en Afghanistan en 2001, à la tête d’une coalition internationale, pour chasser du pouvoir les talibans en raison de leur refus de livrer le chef d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

« Félicitations à l’Afghanistan (...) Cette victoire est la nôtre à tous », a déclaré mardi matin le principal porte-parole taliban, Zabihullah Mujahid, à l’aéroport de Kaboul, dont les islamistes avaient pris le contrôle total quelques heures plus tôt.

« C’est une grande leçon pour d’autres envahisseurs et pour notre future génération », et « c’est aussi une leçon pour le monde », a-t-il estimé. « C’est un jour historique, c’est un moment historique et nous en sommes fiers ».

À Kandahar (sud) aussi, au cœur du pays pachtoune, ethnie dont sont issus nombre de talibans, des cris de joie ont résonné. Des partisans des islamistes ont envahi les rues de la deuxième plus grande ville afghane dans la nuit sur des motos ou des pickups.

« Nous avons défait la superpuissance. L’Afghanistan est le cimetière des superpuissances », ont chanté ces hommes armés en tenue traditionnelle. 

Après deux semaines d’opérations d’évacuation précipitées, voire chaotiques, le dernier avion de transport militaire C-17 a décollé de l’aéroport de Kaboul lundi à 23 h 59 heure afghane, a déclaré le général américain Kenneth McKenzie, chef du centre de commandement dont dépend l’Afghanistan.

Le retrait militaire des États-Unis s’est donc achevé 24 heures avant la date butoir fixée par le président américain Joe Biden, pour lequel cette journée gardera un goût amer. Il doit s’adresser mardi à ses concitoyens, nombreux à se demander à quoi auront servi ces deux décennies d’engagement en Afghanistan.

L’objectif de supprimer Oussama Ben Laden avait été atteint le 2 mai 2011, lorsque les forces spéciales américaines l’avaient tué au Pakistan. Mais les États-Unis sont restés en Afghanistan, notamment pour former une armée afghane qui s’est finalement effondrée face aux talibans.

Le président Biden a maintes fois justifié le retrait par son refus de faire perdurer plus longtemps cette guerre, la plus longue qu’ait connue l’Amérique.

123 000 évacués

Au total, les États-Unis déplorent quelque 2500 morts et une facture de 2313 milliards de dollars en 20 ans, selon une étude de la Brown University. Ils en ressortent avec une image encore plus écornée par leur incapacité à prévoir la rapidité de la victoire talibane et par leur gestion des évacuations.

Depuis le 14 août, sur une période de 18 jours, les avions des États-Unis et de leurs alliés ont évacué par un gigantesque pont aérien plus de 123 000 civils de l’aéroport international Hamid Karzaï de Kaboul, selon le Pentagone.

Le retour des islamistes au pouvoir avait obligé les Occidentaux à évacuer leurs ressortissants, mais aussi les Afghans susceptibles de subir des représailles, notamment pour avoir travaillé pour les forces étrangères.

Ces opérations risquées ont été endeuillées le 26 août par un attentat-suicide qui a fait plus d’une centaine de morts, dont 13 soldats américains. L’attaque a été revendiquée par le groupe jihadiste État islamique au Khorasan (EI-K), qui devrait rester une menace à l’avenir.

Comme en écho aux critiques qui leur sont adressées depuis 20 ans, les Américains sont partis sur une probable dernière bavure dimanche : un missile s’est abattu sur une voiture à Kaboul avec à bord 10 membres d’une même famille, dont des enfants, selon des proches interrogés par l’AFP. L’armée américaine a dit enquêter.

Le Pentagone a reconnu lundi n’avoir pas pu faire sortir d’Afghanistan autant de personnes que voulu. Le retrait s’est fait dans l’urgence, car Washington n’avait pas anticipé l’effondrement de l’armée et du gouvernement afghans et la ruée vers le pouvoir des talibans, qui ont conquis toutes les grandes villes en une dizaine de jours.

Washington aidera tous les Américains (il en reste entre 100 et 200 dans le pays) qui veulent quitter l’Afghanistan, a assuré le secrétaire d’État américain, Antony Blinken.

Crainte d’un retour en arrière

Comme le reste du monde, Washington regardera attentivement dans les prochains jours ce que les talibans feront à l’aéroport, et en particulier s’ils laisseront les Afghans circuler librement vers l’étranger comme ils l’ont promis.

Mardi matin, les islamistes avaient enlevé tous les barrages menant à l’aéroport sauf un. Sur la route, leurs combattants étaient tout sourire et serraient les mains des chauffeurs et passagers.

Les talibans sont en discussion avec la Turquie pour qu’elle s’occupe de la logistique de l’aéroport, mais ils veulent en assurer la sécurité, ce qui pourrait dissuader Ankara de donner suite.

Lors de leur précédent passage au pouvoir entre 1996 et 2001, ils avaient imposé une version ultra-rigoriste de la loi islamique. Les femmes ne pouvaient ni travailler ni étudier, voleurs et meurtriers encouraient de terribles châtiments.

Ils se sont efforcés depuis leur retour au pouvoir d’afficher une image d’ouverture et de modération, qui laisse néanmoins sceptiques de nombreux observateurs. 

« Nous voulons avoir de bonnes relations avec les États-Unis et le monde », a encore promis mardi Zabihullah Mujahid. Les États-Unis sont prêts à « travailler » avec les talibans, mais « la légitimité et le soutien doivent se mériter », avait prévenu lundi Antony Blinken.

Beaucoup d’Afghans et d’Occidentaux craignent un retour en arrière sur les droits humains acquis ces 20 dernières années, notamment pour les femmes, qui ont accédé à l’éducation, sont entrées en politique ou dans les médias.

Les islamistes ont promis de ne pas se venger des personnes ayant travaillé pour l’administration précédente. Ils ont aussi assuré qu’ils œuvreraient à la formation d’un gouvernement ouvert à d’autres factions.

« L’Émirat islamique a mené le jihad ces 20 dernières années. Maintenant, il a tous les droits de diriger le prochain gouvernement. Mais il reste engagé à former un gouvernement inclusif », a répété M. Mujahid.

Le défi le plus urgent des nouveaux maîtres de l’Afghanistan sera de trouver les fonds pour verser les salaires des fonctionnaires et maintenir en état de marche les infrastructures vitales (eau, électricité, communications).

Les talibans ont reproché aux Occidentaux d’avoir emmené avec eux certains des Afghans les plus éduqués et qualifiés. Ils doivent maintenant s’atteler sans eux à une tâche gigantesque : remettre sur pied un pays et une économie dévastés par la guerre.

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Monday, August 30, 2021

Ouragan Ida | Dur lendemain de veille pour la Louisiane - La Presse

La Louisiane se remet péniblement de l’ouragan Ida, au cinquième rang des tempêtes les plus fortes jamais enregistrées aux États-Unis. Un million de foyers sont privés d’électricité et d’eau potable et la situation pourrait mettre des jours, voire des semaines, à se rétablir.

Émilie Bilodeau
Émilie Bilodeau La Presse

Rues transformées en rivières. Feux de circulation renversés. Murs effondrés. Toits soufflés… Katie Duplass n’a pas fermé l’œil de la nuit, de dimanche à lundi, à cause des bourrasques fortes et particulièrement bruyantes. « Je n’ai jamais vu une tempête aussi violente. Le vent a fait beaucoup de dommages. Plusieurs arbres ont été déracinés et des débris comme des clôtures et des déchets jonchent le sol partout », raconte celle qui habite La Nouvelle-Orléans depuis toujours.

PHOTO FOURNIE PAR KATIE DUPLASS

Katie Duplass

La maison de Katie Duplass n’a été ni endommagée ni inondée. Mais comme l’électricité et l’eau potable risquent de n’être de retour que dans plusieurs jours, la femme cherchait un endroit où loger sa famille, lundi, quand elle a accordé une entrevue à La Presse.

Les vents de l’ouragan Ida ont atteint entre 230 km/h et 240 km/h, selon différentes sources. Toute la ville de La Nouvelle-Orléans a été coupée du réseau électrique, en milieu de soirée, dimanche. Les hôpitaux, déjà remplis au maximum à cause de la COVID-19, et les stations de pompage d’eau fonctionnent à l’aide de génératrices. Dans plusieurs villes, le 911 demeure inopérant. Toutes les personnes ayant besoin d’assistance ont été invitées à se rendre au poste de pompiers le plus proche, a écrit le Centre de communications d’urgence de La Nouvelle-Orléans, sur Twitter.

Bradley Wilson, qui se trouvait chez un ami dans le Quartier français de La Nouvelle-Orléans, affirme avoir été terrifié par la force des rafales.

PHOTO FOURNIE PAR BRADLEY WILSON

Bradley Wilson

C’était pire que l’ouragan Katrina. Le vent était si fort qu’on pouvait l’entendre et le sentir à travers des murs de béton. On avait peur d’ouvrir nos portes et de ne pas être assez forts pour les refermer.

Bradley Wilson

Un seul décès a été enregistré à Prairieville, en banlieue de Baton Rouge. La victime s’est fait happer par un arbre cassé, a confirmé le bureau du shérif de la paroisse de l’Ascension. Le travail des secouristes a d’ailleurs été perturbé par de nombreuses routes coupées par des inondations, des arbres tombés ou des lignes de haute tension rompues.

Le gouverneur de la Louisiane, le démocrate John Bel Edwards, a qualifié de « catastrophiques » les dommages causés par Ida au réseau électrique. Celui-ci a dit s’attendre à ce que le bilan des morts augmente avec les heures. Lundi, la Maison-Blanche a indiqué avoir déployé 3500 employés de la FEMA (Agence fédérale de gestion des urgences) sur le terrain. Ceux-ci ont distribué 3,4 millions de repas durant la journée.

D’ouragan en ouragan

Des Louisianais ont d’ailleurs dénoncé avoir été informés à la toute dernière minute de la trajectoire de l’ouragan de catégorie 4 (sur 5). Des responsables ont déclaré qu’Ida s’était intensifiée en ouragan extrêmement puissant trop rapidement sur le golfe du Mexique pour organiser une évacuation obligatoire des 390 000 habitants de La Nouvelle-Orléans. Nombre d’entre eux n’avaient pas assez d’essence pour fuir ou d’argent pour se payer un transport vers un endroit sûr.

Ida a touché terre 16 ans, jour pour jour, après Katrina. Ce « monstre » avait provoqué des ruptures de digues et des inondations meurtrières : 1800 personnes avaient perdu la vie à la suite du passage de cet ouragan, le 29 août 2005. Les autorités de La Nouvelle-Orléans ont d’ailleurs souligné que le système de digues a été considérablement renforcé depuis cette catastrophe.

En début de journée lundi, l’ouragan Ida s’est transformé en tempête tropicale et a poursuivi sa trajectoire vers le Mississippi, l’un des États les plus pauvres des États-Unis.

Avec l’Agence France-Presse et l’Associated Press

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Ouragan Ida | Dur lendemain de veille pour la Louisiane - La Presse
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La Louisiane face aux dégâts « catastrophiques » de l'ouragan Ida - La Presse

(La Nouvelle-Orléans) Électricité coupée, rues inondées, toits arrachés… les habitants de Louisiane mesuraient lundi l’ampleur des dégâts causés par le passage de l’ouragan Ida, son gouverneur les qualifiant de « catastrophiques ».

Daxia ROJAS Agence France-Presse

Première conséquence très tangible des rafales d’Ida : plus d’un million de foyers étaient toujours sans électricité lundi soir, selon le site spécialisé PowerOutage.US.  

Charriant des vents de 240 km/h, Ida a frappé directement les côtes de la Louisiane dimanche.

« Les dégâts sont vraiment catastrophiques », a déploré son gouverneur, John Bel Edwards, à la chaîne NBC. Au moins deux personnes ont été tuées, la première par la chute d’un arbre dans le bourg de Prairieville et la deuxième en essayant de traverser une route inondée à La Nouvelle-Orléans.

Appuyée par la garde nationale, l’agence américaine de gestion d’urgence (FEMA) a dépêché plus de 5200 personnes pour venir en aide aux sinistrés, a assuré le Pentagone.

L’assistance fédérale continuera « aussi longtemps qu’il le faut », a souligné le président Joe Biden lors d’une réunion avec des responsables de la FEMA ainsi que les gouverneurs et maires des communes affectées.

Dans la ville de LaPlace, à l’ouest de La Nouvelle-Orléans qu’Ida a frappée de plein fouet, des membres de la garde nationale se sont ainsi attelés à sauver des habitants prisonniers des eaux toute la journée, aidés par plusieurs hélicoptères, des camions et des bateaux.

« Nous étions une quinzaine dans un hôtel » le soir de l’ouragan, raconte à l’AFP Jonathan Guity, 30 ans, un bébé dans les bras, qui vient d’être secouru par un hélicoptère.  

« Il y avait beaucoup de vent et quand on a voulu sortir de l’hôtel le lendemain, il y avait trop d’eau », au moins deux mètres, poursuit-il.  

Les dégâts étaient plus limités dans le centre historique de La Nouvelle-Orléans, plus grande ville de Louisiane, où certains sont sortis dans la rue, défiant les injonctions des autorités à rester chez soi, face au risque de crues soudaines, ou d’électrocution.  

Craig Anderson, 67 ans, inspectait notamment lundi sa voiture rouge dont le pare-brise a été endommagé par la chute d’une grosse tuile. « J’ai de la chance, je n’étais pas à l’intérieur (du véhicule) », lance-t-il auprès de l’AFP.

Un ouragan en chasse un autre

Stations-service détruites, camions retournés, maisons et routes submergées : autant de scènes de désolation devenues tristement redondantes, dans cet État du sud des États-Unis, où un ouragan en chasse souvent un autre.  

Mais avec le réchauffement de la surface des océans, les tempêtes deviennent plus puissantes, alertent les scientifiques. Elles font notamment peser un risque de plus en plus important sur les communautés côtières.

Et tous ont encore à l’esprit le douloureux souvenir de Katrina, ouragan qui avait touché terre le 29 août 2005, en Louisiane, 16 ans jour pour jour avant l’arrivée d’Ida. Plus de 1800 personnes avaient péri et les dégâts s’étaient comptés en milliards de dollars.

« J’étais là il y a 16 ans pour Katrina, le vent semblait pire cette fois-ci », confie à l’AFP Dereck Terry, 53 ans. « Mais les dégâts sont moins importants, j’ai l’impression », juge l’homme au t-shirt à l’effigie de Superman, un parapluie à la main.

Les compagnies d’assurance estiment en effet que l’ouragan Ida a causé pour 15 à 20 millions de dollars de dommages, selon des estimations préliminaires.  

Rétrogradée en dépression tropicale lundi soir, Ida fonçait désormais au-dessus du Mississippi, l’un des États les plus pauvres des États-Unis, menacé d’inondations.

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La Louisiane face aux dégâts « catastrophiques » de l'ouragan Ida - La Presse
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L'armée américaine a quitté l'Afghanistan - Le Journal de Québec

Les États-Unis ont achevé leur retrait d’Afghanistan dans la nuit de lundi à mardi, mettant un terme à leur plus longue guerre, mais laissant le pays aux mains des talibans, leurs ennemis de 20 ans. 

• À lire aussi: Kaboul n'est pas Saïgon

• À lire aussi: Afghanistan: menaces élevées sur l'aéroport de Kaboul à la veille du retrait américain

Accompagnant ce moment historique, douloureux pour le président Joe Biden, des coups de feu victorieux ont éclaté à Kaboul, les talibans célébrant leur prise de contrôle de l’aéroport de la capitale afghane.

« Nous avons écrit l’Histoire », s’est félicité Anas Haqqani, un responsable du mouvement fondamentaliste, une fois parties les dernières forces américaines après deux semaines d’opérations d’évacuations précipitées, voire chaotiques.

« Le dernier avion (de transport militaire) C-17 a décollé de l’aéroport de Kaboul le 30 août » à 19 h 29 GMT, juste avant minuit à Kaboul, a déclaré à Washington le général Kenneth McKenzie, qui dirige le commandement central américain dont dépend l’Afghanistan.

Le retrait militaire américain s’est donc achevé 24 heures avant la fin de la journée du 31 août, date butoir fixée par le président Biden. Le président s’adressera mardi à ses concitoyens, nombreux à se demander à quoi auront finalement servi ces deux décennies d’engagement en Afghanistan.

Le Pentagone a reconnu lundi n’avoir pas pu faire sortir d’Afghanistan autant de personnes que voulu.

De vives critiques de l’opposition républicaine ont suivi l’annonce de cet échec.

Le président a abandonné « des Américains à la merci de terroristes », a ainsi déclaré le chef des républicains à la Chambre des représentants Kevin McCarthy.

Washington continuera à « aider » tous les Américains qui veulent quitter l’Afghanistan, a assuré lundi soir le secrétaire d’État américain, Antony Blinken. Les États-Unis « travailleront » avec les talibans s’ils tiennent leurs engagements, a-t-il ajouté.

De 100 à 200 Américains seraient encore en Afghanistan, selon M. Blinken, qui a annoncé un transfert à Doha, au Qatar, des activités diplomatiques et consulaires de l’ambassade des États-Unis à Kaboul.

L’armée américaine a par ailleurs indiqué avoir détruit des aéronefs, des véhicules blindés et un système de défense anti-missiles avant de quitter l’aéroport de Kaboul.

Pont aérien géant

Depuis le 14 août, sur une période de 18 jours, les avions des États-Unis et de leurs alliés ont évacué par un gigantesque pont aérien plus de 123 000 civils de l’aéroport international Hamid Karzai, selon le Pentagone.

Ces opérations risquées ont été endeuillées le 26 août par un attentat-suicide, revendiqué par l’État islamique au Khorasan (EI-K), qui a fait plus d’une centaine de morts, dont les 13 militaires américains.

L’urgence dans laquelle s’est opéré le retrait américain – ainsi que le rapatriement des diplomates et des ressortissants de nombreux pays – s’explique par le fait que les talibans ont pris de court l’Occident dans une offensive éclair pour reprendre possession de l’Afghanistan.

Le gouvernement central et l’armée régulière de ce pays, instable depuis des décennies, se sont effondrés en une dizaine de jours. Kaboul est tombée le 15 août. Washington a admis ne pas avoir anticipé cette débâcle.

Octobre 2001/août 2021

Les forces américaines étaient entrées en Afghanistan le 7 octobre 2001 pour chasser du pouvoir les talibans, en raison de leur refus de livrer le chef d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, après les attentats du 11 septembre. Même si l’objectif de supprimer Ben Laden a été réalisé le 2 mai 2011, elles sont restées, notamment pour former une armée afghane finalement mise en déroute.

Mi-août, la victoire des talibans et la fuite du pays du président Ashraf Ghani avaient provoqué la panique à Kaboul. Des milliers d’Afghans avaient envahi le tarmac de l’aéroport de Kaboul pour fuir, certains s’agrippant follement à des avions militaires en train de décoller, pour tomber dans le vide quelques minutes plus tard.

Le retour des islamistes au pouvoir a obligé les Occidentaux à évacuer aussi les Afghans susceptibles de subir des représailles, notamment pour avoir travaillé pour les forces étrangères.

L’armée américaine, qui a dit avoir déjoué dimanche un attentat à la voiture piégée et contré lundi des tirs de roquettes sur l’aéroport de Kaboul, est restée très discrète sur la fin du retrait, par souci de sécurité. Le dernier appareil américain a décollé en pleine nuit, loin des caméras.

Le président Biden avait dû, pour ces évacuations, renvoyer des milliers de soldats dans la capitale afghane.

Il a continué à justifier sa décision de retirer les troupes américaines par son refus de faire perdurer plus longtemps cette guerre.

Les États-Unis déplorent quelque 2 500 morts et une facture de 2 313 milliards de dollars en 20 ans, selon une étude de la Brown University. Ils ressortent de cette guerre avec une image encore plus écornée par leur incapacité à prévoir la rapidité de la victoire talibane et par leur gestion des évacuations.

Lors de leur précédent passage au pouvoir entre 1996 et 2001, les talibans avaient imposé une version ultra-rigoriste de la loi islamique. Les femmes ne pouvaient ni travailler ni étudier, voleurs et meurtriers encouraient de terribles châtiments.

Les islamistes se sont efforcés depuis leur retour au pouvoir d’afficher une image d’ouverture et de modération qui laisse néanmoins sceptique de nombreux pays et observateurs.

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L'armée américaine a quitté l'Afghanistan - Le Journal de Montréal

L’armée américaine s’est totalement retirée d’Afghanistan dans la nuit de lundi à mardi, laissant le pays aux mains des talibans, leurs ennemis de 20 ans, au terme de la plus longue guerre de l’histoire des États-Unis. 

Accompagnant ce moment historique, des coups de feu ont éclaté à Kaboul, célébrant la prise de contrôle par les talibans de l’aéroport de la capitale afghane. « Nous avons écrit l’Histoire », s’est félicité un responsable taliban après le départ des forces américaines.

« Le dernier avion (de transport militaire) C-17 a décollé de l’aéroport de Kaboul le 30 août » à 19H29 GMT, juste avant minuit à Kaboul, a déclaré le général Kenneth McKenzie qui dirige le commandement central dont dépend l’Afghanistan lors d’une conférence de presse à Washington.

Le retrait militaire de Washington s’est donc achevé 24 heures avant la fin de la journée du 31 août, date butoir fixée par le président Joe Biden pour mettre un terme à la présence des forces armées américaines dans ce pays.

« Si les évacuations militaires sont terminées, la mission diplomatique pour s’assurer que davantage de citoyens américains et d’Afghans éligibles voulant partir, continue », a ajouté le général McKenzie.

Pont aérien géant

Depuis le 14 août, sur une période de 18 jours, les avions des États-Unis et de leurs alliés ont évacué par un gigantesque pont aérien plus de 123 000 civils de l’aéroport international Hamid Karzai, a également précisé le général McKenzie.

Ces opérations risquées ont été endeuillées par un attentat-suicide perpétré le 26 août par la branche locale du groupe État islamique, qui a fait plus de cent morts, dont treize militaires américains.

Les forces américaines étaient entrées en Afghanistan le 7 octobre 2001 pour chasser du pouvoir les talibans, en raison de leur refus de livrer le chef d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, après les attentats du 11 septembre.

Deux décennies plus tard, les talibans ont profité du retrait américain progressif ces derniers mois et de l’effondrement des forces de sécurité afghanes pour entrer dans Kaboul le 15 août et reprendre le pouvoir, après une offensive militaire éclair non anticipée par Washington.

Le retour des islamistes au pouvoir a obligé les Occidentaux à évacuer dans la précipitation depuis l’aéroport de Kaboul leurs ressortissants et des Afghans susceptibles de subir des représailles de la part des talibans, notamment pour avoir travaillé pour les forces étrangères.

Alors que le retrait militaire entamé à la mi-avril s’était déroulé sans anicroche et qu’il ne restait plus qu’un millier de soldats américains à Kaboul en prévision du retrait annoncé le 31 août, le président Joe Biden a dû renvoyer 6 000 soldats dans la capitale afghane pour évacuer les diplomates américains qu’il pensait pouvoir laisser sur place.

La victoire des talibans et la fuite du pays du président Ashraf Ghani ont provoqué la panique à Kaboul. Des milliers d’Afghans ont envahi le tarmac de l’aéroport de Kaboul pour fuir le nouveau régime taliban, certains se sont agrippés follement à des avions militaires en train de décoller, pour tomber dans le vide quelques minutes plus tard.

Le pont aérien a pris de l’ampleur au fil des jours jusqu’à jeudi, lorsqu’un attentat suicide aux abords de l’aéroport, revendiqué par l’État islamique au Khorasan (EI-K), a fait plus d’une centaine de morts, dont les 13 militaires américains.

L’armée américaine, qui a dit avoir déjoué dimanche un attentat à la voiture piégée et contré lundi des tirs de roquettes sur l’aéroport de Kaboul, est restée très discrète sur la fin du retrait, par souci de sécurité.

Mettant un point final à la plus longue guerre de l’Amérique, le dernier appareil américain a décollé avant le lever du jour, loin des caméras.

Les États-Unis déplorent 2 456 morts et une facture de 2 313 milliards de dollars en 20 ans, selon une étude de la Brown University. Ils ressortent de cette guerre avec une image encore plus écornée par leur incapacité à prévoir la rapidité de la victoire talibane et par leur gestion des évacuations.

M. Biden a justifié sa décision de retirer les troupes américaines par son refus de faire perdurer plus longtemps cette guerre et par le fait que leur mission avait été accomplie avec la mort de Ben Laden, tué par les forces spéciales américaines en 2011 au Pakistan.

Les islamistes se sont efforcés depuis leur retour au pouvoir d’afficher une image d’ouverture et de modération qui laisse néanmoins sceptique de nombreux pays et observateurs.

Lors de leur précédent passage au pouvoir entre 1996 et 2001, ils avaient imposé une version ultra-rigoriste de la loi islamique. Les femmes ne pouvaient ni travailler ni étudier, voleurs et meurtriers encouraient de terribles châtiments.

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La Louisiane face aux dégâts «catastrophiques» de l'ouragan Ida - Le Journal de Québec

NOUVELLE-ORLÉANS, États-Unis | Électricité coupée, rues inondées, toits arrachés... les habitants de Louisiane mesuraient lundi l’ampleur des dégâts causés par le passage de l’ouragan Ida, son gouverneur les qualifiant de « catastrophiques ». 

Première conséquence très tangible des rafales d’Ida : plus d’un million de foyers étaient toujours sans électricité à la mi-journée, selon le site spécialisé PowerOutage.US. La maire de la Nouvelle-Orléans LaToya Cantrell a prévenu que le numéro d’urgence 911 n’était toujours pas accessible.

Charriant des vents de 240 km/h, Ida a frappé directement les côtes de la Louisiane dimanche.

Getty Images via AFP

« Les dégâts sont vraiment catastrophiques », a déploré son gouverneur John Bel Edwards à la chaîne NBC. Au moins une personne a été tuée par la chute d’un arbre dans le bourg de Prairieville. Mais le gouverneur a dit s’attendre à ce que le bilan augmente de façon « considérable » au fil de la journée.

Appuyée par la garde nationale, l’agence américaine de gestion d’urgence a dépêché plus de 5200 personnes pour venir en aide aux sinistrés, a assuré le Pentagone.

Les habitants de la Nouvelle-Orléans, ville de 390 000 habitants qui dépend principalement du tourisme, se réveillaient lundi sous une pluie intermittente et de fortes bourrasques de vent.

Quelques-uns d’entre eux défiaient les nombreuses injonctions des autorités à rester chez soi, face au risque de crues soudaines, ou d’électrocution. 

Craig Anderson, 67 ans, inspecte sa voiture rouge dont le pare-brise a été endommagé par la chute d’une grosse tuile. « J’ai de la chance, je n’étais pas à l’intérieur (du véhicule) », souffle-t-il auprès de l’AFP.

Un ouragan en chasse un autre

Des branches, du verre brisé et d’autres petits débris jonchent les rues du centre-ville.

En périphérie de la ville, un balai de véhicules de secours se lançait au chevet des communes les plus sinistrées. Des habitants de LaPlace, à une cinquantaine de kilomètres de là, ont appelé à l’aide sur les réseaux sociaux en se disant piégés par l’eau qui montait.

Des scènes de désolation devenues tristement redondantes, dans cet État du sud des États-Unis, où un ouragan en chasse souvent un autre. 

Mais avec le réchauffement de la surface des océans, les tempêtes deviennent plus puissantes, alertent les scientifiques. Elles font notamment peser un risque de plus en plus important sur les communautés côtières.

Et tous ont encore à l’esprit le douloureux souvenir de Katrina, ouragan qui avait touché terre le 29 août 2005, en Louisiane, seize jours jour pour jour avant l’arrivée d’Ida. Plus de 1.800 personnes avaient péri et les dégâts s’étaient comptés en milliards de dollars.

« J’étais là il y a 16 ans pour Katrina, le vent semblait pire cette fois-ci », confie à l’AFP Dereck Terry, 53 ans. « Mais les dégâts sont moins importants, j’ai l’impression », juge l’homme au t-shirt à l’effigie de Superman, un parapluie à la main.

Rétrogradée en tempête tropicale, Ida fonçait désormais au-dessus du Mississippi, l’un des États les plus pauvres des États-Unis, menacé d’inondations.

Le président Biden, qui avait déclaré la Louisiane en état de catastrophe majeure, s’entretiendra en début d’après-midi avec les gouverneurs et maires des communes affectées.

Une Québécoise échappe in extremis à l’ouragan Ida 

Une Québécoise qui se trouvait à La Nouvelle-Orléans a réussi à fuir de toute urgence l’ouragan Ida, mais avec beaucoup de difficultés, alors que la violente tempête a surpris la population en passant très rapidement d’une catégorie 1 à une catégorie 4.

Justine Laurence Audet se trouvait en vacances dans une auberge de jeunesse lorsqu’un premier courriel reçu le 27 août l’avertissait de préparer un plan d’évacuation. À ce moment, les évacuations se faisaient de façon volontaire. 

«Les locaux à qui l’on parlait nous disaient: ''pas de stress, inquiétez-vous pas, c’est catégorie 1''. On n’était pas du tout stressé, jusqu’à ce qu’on reçoive tous l’alerte en même temps, et là on n’avait plus d’autres choix. Tout le monde s’est rué à l’aéroport en même temps», raconte Justine Laurence Audet en entrevue à Mario Dumont. 

Écoutez son entrevue ici : 

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Afghanistan | Les attaques de l'EI devraient cesser avec le départ américain, selon les talibans - La Presse

(Kaboul) Les attaques commises par l’État islamique en Afghanistan devraient cesser avec le départ des troupes américaines du pays, faute de quoi le nouveau gouvernement réprimera ce groupe, a assuré à l’AFP un porte-parole des talibans.

Agence France-Presse

L’État islamique au Khorasan (EI-K), qui mène depuis plusieurs années des attentats meurtriers en Afghanistan et au Pakistan, a revendiqué l’attaque commise jeudi aux abords de l’aéroport de Kaboul, où se pressaient des milliers de candidats à l’exil après l’arrivée au pouvoir des talibans le 15 août.  

Cette attaque a fait une centaine de morts, dont 13 militaires américains, à quelques jours de la date butoir mardi fixée par le président Joe Biden pour le départ des troupes américaines, après 20 ans de guerre dans le pays.

Le groupe a également revendiqué l’attaque à la roquette qui a visé l’aéroport de Kaboul lundi.  

« Nous espérons que les Afghans qui sont sous l’influence de l’EI […] abandonneront leurs opérations en voyant la mise en place d’un gouvernement islamique en l’absence de puissances étrangères », a déclaré le principal porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, dans une interview accordée à l’AFP ce week-end.

« S’ils créent une situation de guerre et continuent leurs opérations, le gouvernement islamique […] s’occupera d’eux », a prévenu M. Mujahid dont le mouvement a promis la paix à son arrivée au pouvoir, deux décennies après en avoir été chassé.

Les États-Unis ont mené plusieurs frappes au cours du weekend contre des cibles de l’EI. Dimanche, ils ont détruit un de ses véhicules chargés d’explosifs qui menaçait l’aéroport.

Mais ces frappes agacent les talibans. « Ils n’ont pas la permission de mener de telles opérations […] Notre indépendance doit être respectée », a averti M. Mujahid.  

Branche locale de l’EI, l’EI-K a mené une série d’attaques sanglantes ces dernières années en Afghanistan et au Pakistan, n’hésitant pas à massacrer des civils dans des mosquées, des écoles et des hôpitaux.  

« Problèmes techniques »

Tenant d’une ligne sunnite radicale semblable à celle des talibans, il diverge toutefois avec ces derniers en termes de théologie et de stratégie. Les deux groupes sont en concurrence directe pour incarner le djihad.  

Signe de la forte inimitié qui les oppose, l’EI a qualifié les talibans d’apostats dans plusieurs communiqués et ne les a pas félicités après leur prise de Kaboul le 15 août.

Au fur et à mesure qu’ils avançaient militairement cet été, les talibans ont ouvert les prisons, libérant ainsi sans le moindre contrôle leurs combattants, mais aussi des militants proches de l’EI, une décision qui ressemble de plus en plus à une grossière erreur.

Les talibans, qui s’efforcent d’afficher une image d’ouverture et de modération, ont promis de mettre en place un gouvernement « inclusif », mais une fois seulement que les troupes américaines et étrangères auront quitté le pays. Les négociations autour de la formation du nouvel exécutif sont toujours en cours.  

« Il est important d’annoncer le gouvernement, mais cela demande beaucoup de patience. Nous sommes en train de consulter pour former le gouvernement de manière responsable », a expliqué Zabihullah Mujahid, évoquant « quelques problèmes techniques », mais sans donner plus de détails.  

Sur le terrain, le pays fonctionne au ralenti. Les banques, les services gouvernementaux et d’autres institutions publiques restent en grande partie fermés. Plusieurs fonctionnaires ont indiqué à l’AFP avoir été empêchés de retourner travailler par les talibans.

Ces derniers ont promis d’améliorer l’économie afghane, mais, sans accès à l’aide internationale et aux fonds détenus à l’étranger, l’avenir du pays, l’un des plus pauvres du monde, s’annonce complexe.

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La Louisiane face aux dégâts «catastrophiques» de l'ouragan Ida - Le Journal de Montréal

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Première conséquence très tangible des rafales d’Ida : plus d’un million de foyers étaient toujours sans électricité à la mi-journée, selon le site spécialisé PowerOutage.US. La maire de la Nouvelle-Orléans LaToya Cantrell a prévenu que le numéro d’urgence 911 n’était toujours pas accessible.

Charriant des vents de 240 km/h, Ida a frappé directement les côtes de la Louisiane dimanche.

Getty Images via AFP

« Les dégâts sont vraiment catastrophiques », a déploré son gouverneur John Bel Edwards à la chaîne NBC. Au moins une personne a été tuée par la chute d’un arbre dans le bourg de Prairieville. Mais le gouverneur a dit s’attendre à ce que le bilan augmente de façon « considérable » au fil de la journée.

Appuyée par la garde nationale, l’agence américaine de gestion d’urgence a dépêché plus de 5200 personnes pour venir en aide aux sinistrés, a assuré le Pentagone.

Les habitants de la Nouvelle-Orléans, ville de 390 000 habitants qui dépend principalement du tourisme, se réveillaient lundi sous une pluie intermittente et de fortes bourrasques de vent.

Quelques-uns d’entre eux défiaient les nombreuses injonctions des autorités à rester chez soi, face au risque de crues soudaines, ou d’électrocution. 

Craig Anderson, 67 ans, inspecte sa voiture rouge dont le pare-brise a été endommagé par la chute d’une grosse tuile. « J’ai de la chance, je n’étais pas à l’intérieur (du véhicule) », souffle-t-il auprès de l’AFP.

Un ouragan en chasse un autre

Des branches, du verre brisé et d’autres petits débris jonchent les rues du centre-ville.

En périphérie de la ville, un balai de véhicules de secours se lançait au chevet des communes les plus sinistrées. Des habitants de LaPlace, à une cinquantaine de kilomètres de là, ont appelé à l’aide sur les réseaux sociaux en se disant piégés par l’eau qui montait.

Des scènes de désolation devenues tristement redondantes, dans cet État du sud des États-Unis, où un ouragan en chasse souvent un autre. 

Mais avec le réchauffement de la surface des océans, les tempêtes deviennent plus puissantes, alertent les scientifiques. Elles font notamment peser un risque de plus en plus important sur les communautés côtières.

Et tous ont encore à l’esprit le douloureux souvenir de Katrina, ouragan qui avait touché terre le 29 août 2005, en Louisiane, seize jours jour pour jour avant l’arrivée d’Ida. Plus de 1.800 personnes avaient péri et les dégâts s’étaient comptés en milliards de dollars.

« J’étais là il y a 16 ans pour Katrina, le vent semblait pire cette fois-ci », confie à l’AFP Dereck Terry, 53 ans. « Mais les dégâts sont moins importants, j’ai l’impression », juge l’homme au t-shirt à l’effigie de Superman, un parapluie à la main.

Rétrogradée en tempête tropicale, Ida fonçait désormais au-dessus du Mississippi, l’un des États les plus pauvres des États-Unis, menacé d’inondations.

Le président Biden, qui avait déclaré la Louisiane en état de catastrophe majeure, s’entretiendra en début d’après-midi avec les gouverneurs et maires des communes affectées.

Une Québécoise échappe in extremis à l’ouragan Ida 

Une Québécoise qui se trouvait à La Nouvelle-Orléans a réussi à fuir de toute urgence l’ouragan Ida, mais avec beaucoup de difficultés, alors que la violente tempête a surpris la population en passant très rapidement d’une catégorie 1 à une catégorie 4.

Justine Laurence Audet se trouvait en vacances dans une auberge de jeunesse lorsqu’un premier courriel reçu le 27 août l’avertissait de préparer un plan d’évacuation. À ce moment, les évacuations se faisaient de façon volontaire. 

«Les locaux à qui l’on parlait nous disaient: ''pas de stress, inquiétez-vous pas, c’est catégorie 1''. On n’était pas du tout stressé, jusqu’à ce qu’on reçoive tous l’alerte en même temps, et là on n’avait plus d’autres choix. Tout le monde s’est rué à l’aéroport en même temps», raconte Justine Laurence Audet en entrevue à Mario Dumont. 

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