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Wednesday, June 30, 2021

Centième anniversaire du Parti communiste | Xi Jinping célèbre l'essor « irréversible » de la Chine - La Presse

(Pékin) Un président Xi Jinping triomphant a vanté jeudi l’essor « irréversible » de la Chine, jadis colonisée et désormais deuxième puissance mondiale, lors d’un discours célébrant les 100 ans du Parti communiste et adressé en creux à l’Occident.

Patrick BAERT Agence France-Presse

« Le temps où le peuple chinois pouvait être foulé aux pieds, où il souffrait et était opprimé est à jamais révolu », a-t-il lancé depuis la porte Tiananmen à Pékin, d’où son lointain prédécesseur Mao Tsé-toung proclama la République populaire en 1949.

Après des allusions aux guerres de l’Opium, au colonialisme occidental et à l’invasion japonaise, Xi Jinping a loué le Parti communiste chinois (PCC) pour avoir permis l’augmentation du niveau de vie et restauré la fierté nationale.

« Le peuple chinois s’est levé », a-t-il proclamé devant une foule de jeunes et de membres du Parti réunis sur la place Tiananmen, célébrant la sortie de centaines de millions de personnes de l’extrême pauvreté en quelques décennies.

« La grande renaissance de la nation chinoise est entrée dans un processus historique irréversible », s’est-il félicité, adressant ainsi un signal à Washington, qui décrit régulièrement Pékin comme un rival politique et économique.

Fondé par une poignée d’intellectuels en juillet 1921 dans une Shanghai encore divisée en concessions étrangères, le PCC dirige sans partage la Chine, qu’il entend continuer à imposer sur la scène internationale.

Jeudi matin, 100 coups de canon ont été tirés depuis la place Tiananmen pour marquer le centenaire. La patrouille acrobatique de l’armée de l’air a survolé Pékin, y traçant des gerbes colorées rouges, jaunes et bleues.

Des hélicoptères ont formé le chiffre « 100 » dans le ciel pékinois, tandis que d’autres portaient un drapeau du Parti – faucille et marteau jaunes sur fond rouge.

De nombreux Chinois ont pris le spectacle aérien en photo avec leurs téléphones intelligents.  

« Tout est mieux »

« C’est grâce au Parti qu’on a une telle société et que (le pays) a pu se développer rapidement. On doit le remercier », a affirmé à l’AFP un étudiant de 19 ans, Li Luhao, présent sur la place Tiananmen.

« Quand j’étais petit, il y avait des coupures de courant chaque nuit », a déclaré M. Wang, un Pékinois. « Nourriture, vêtements, éducation, transports… Tout est mieux aujourd’hui », détaille-t-il, mettant cela au crédit du PCC.

Le centenaire du Parti fait l’objet depuis des mois d’une intense campagne de propagande. Lundi, un grand spectacle à la nord-coréenne a été organisé au stade olympique de Pékin, relatant la révolution chinoise ou encore la maîtrise de la COVID-19.

Les médias officiels mettent cette victoire contre l’épidémie sur le compte du système autoritaire en vigueur, par contraste avec le chaos épidémique des démocraties occidentales.

Rares sont les voix qui s’élèvent pour contester le bilan du régime, lequel a accru sa répression de la dissidence sous Xi Jinping, arrivé fin 2012 à la tête du Parti – et donc du pays.

« L’anniversaire est une façon de célébrer le fait que la Chine a échappé au sort des partis communistes d’Europe de l’Est et d’Union soviétique, qui se sont effondrés après la Guerre froide », observe Wu Qiang, ex-professeur de science politique à la prestigieuse Université Tsinghua de Pékin, démis en 2015 après avoir soutenu la contestation à Hong Kong.

Le PCC « cherche à lier sa survie à celle de la Chine et du peuple chinois, afin d’établir sa légitimité historique au profit des futurs dirigeants » du pays, estime-t-il.

Image dégradée

Sans surprise, les dizaines de millions de morts des campagnes hasardeuses de Mao, du Grand bond en avant (1958) à la Révolution culturelle (1966), ne sont pas abordés à l’occasion du centenaire.

Fort d’une croissance phénoménale durant les 40 dernières années, le PCC peut s’enorgueillir d’avoir tiré le pays du sous-développement. Mais les dirigeants doivent faire face au ralentissement économique mondial, aux défis climatiques et au vieillissement de la population.

À l’international, entre COVID-19, traitement des Ouïghours et menaces contre Taïwan, l’image de la Chine s’est dégradée dans nombre de pays occidentaux, selon une étude publiée mercredi par le centre de recherche américain Pew.

Les célébrations du centenaire surviennent aussi un an tout juste après l’imposition par Pékin d’une loi sur la sécurité nationale à Hong Kong, laquelle a considérablement réduit l’opposition politique dans l’ex-colonie britannique.  

La semaine dernière, le principal organe prodémocratie hongkongais, le quotidien Apple Daily, a été contraint de fermer après le gel de ses actifs.

Jeudi marque également le 24e anniversaire de la rétrocession du territoire à la Chine – une date qui fait habituellement l’objet de manifestations anti-Pékin.  

La police hongkongaise a interdit cette année tout rassemblement au nom de la COVID-19. Elle mobilise 10 000 hommes pour faire respecter l’interdiction, selon les médias locaux.  

« Que le PCC aille au diable », a déclaré à l’AFP un Hongkongais prénommé Ken. « Tout ce qui est bien, il le détruit ».

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La Trump Organization inculpée dans une enquête fiscale - La Presse

(New York) La Trump Organization, le groupe familial de Donald Trump, et son directeur financier vont être inculpés jeudi pour des délits fiscaux par les procureurs de New York, affirment mercredi plusieurs journaux américains, citant des sources proches du dossier.

Agence France-Presse

Selon le Wall Street Journal, le New York Times et le Washington Post, l’inculpation porte sur des avantages en nature accordés au directeur financier de la société de portefeuille, Allen Weisselberg, fidèle parmi les fidèles de Donald Trump, et présumés non déclarés au fisc.

PHOTO CARLO ALLEGRI, ARCHIVES REUTERS

Le directeur financier de la Trump Organization, Allen Weisselberg, avait assisté à une conférence de presse de Donald Trump le 31 mai 2016 alors que son patron, Donald Trump, était candidat aux élections présidentielles.

M. Weisselberg devrait être présenté jeudi à un juge, qui lui signifiera les chefs d’accusation retenus contre lui, selon les médias américains. L’acte d’inculpation devrait alors être rendu public.

L’ancien président américain et les membres de sa famille ne devraient pas être inquiétés, au moins dans un premier temps, par les procureurs qui enquêtent depuis deux ans sur l’entreprise immobilière qui gère également des hôtels de luxe et des clubs de golf.

L’inculpation d’Allen Weisselberg viserait, de l’avis général, à le mettre sous pression afin qu’il accepte de collaborer avec les enquêteurs pour apporter à l’accusation davantage d’éléments à charge.

Sollicité, il y a plusieurs semaines, pour déterminer si des poursuites pouvaient effectivement être engagées, un grand jury a donné son feu vert au procureur de Manhattan, Cyrus Vance, pour aller de l’avant, selon les trois quotidiens.

Ces inculpations, si elles sont confirmées, seraient un revers pour Donald Trump qui laisse entendre qu’il pourrait être candidat à l’élection présidentielle de 2024.

Il reste très présent sur la scène politique, demeure l’homme fort du Parti républicain et a repris la semaine dernière les grands rassemblements qui ont fait sa marque de fabrique.

Mercredi, il se rendait à la frontière avec le Mexique pour dénoncer la politique migratoire de son successeur démocrate Joe Biden.

L’ancien président, désormais domicilié en Floride, avait qualifié à nouveau lundi ces enquêtes de la justice de New York de « continuation de la plus grande chasse aux sorcières de tous les temps ».

Il avait aussi accusé les procureurs démocrates d’être « prêts à tout » pour entraver ses ambitions politiques, « en allant jusqu’à commettre des fautes professionnelles ».

Comptable de formation, Allen Weisselberg, 73 ans, a fait l’essentiel de sa carrière dans l’empire immobilier de la famille Trump, au sein duquel il était entré en 1973.

Lorsque Donald Trump était entré à la Maison-Blanche en 2017, il avait été chargé de gérer la Trump Organization avec les deux fils du nouveau président, Eric et Donald Jr.

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AstraZeneca: de très rares cas de syndrome de fuite capillaire - Le Journal de Montréal

Les vaccins contre la COVID-19 d'AstraZeneca et COVISHIELD sont désormais déconseillés aux personnes qui ont des antécédents de syndrome de fuite capillaire. 

• À lire aussi: COVID-19: trois milliards de doses de vaccins administrées dans le monde

• À lire aussi: Vaccin AstraZeneca: un intervalle long améliore l'efficacité

Le syndrome de fuite capillaire est «une maladie grave et très rare qui provoque une fuite de liquide des petits vaisseaux sanguins (capillaires), entraînant une enflure des membres, une hypotension, un épaississement du sang et un faible taux d'albumine (une protéine sanguine importante)», a indiqué Santé Canada, dans un communiqué, mercredi.

L’organisme fédéral a précisé que cette modification «fait suite à l'évaluation par l'Europe de signalements dans le monde de cet effet secondaire très rare».

En date du 27 mai 2021, sur les 78 millions de doses des vaccins d'AstraZeneca et COVISHIELD administrées en Europe et au Royaume-Uni, six cas de syndrome de fuite capillaire post-vaccination ont été signalés.

Au Canada, en date du 11 juin 2021, un seul cas de syndrome de fuite capillaire après l'administration du vaccin contre la COVID-19 d'AstraZeneca ou COVISHIELD a été signalé.

Les personnes qui se sont fait vacciner et qui présenteraient des symptômes (une enflure rapide des bras et des jambes, un gain de poids soudain ou encore un sentiment de faiblesse) sont invitées à consulter rapidement un médecin.

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Bill Cosby libéré après l'annulation de sa condamnation pour agression sexuelle - Le Journal de Québec

Condamné pour agression sexuelle, le comédien Bill Cosby a été libéré mercredi de prison, juste après l’annulation du jugement par la Cour suprême de Pennsylvanie, une décision qui représente un camouflet pour le mouvement #MeToo. 

« Les condamnations et les peines infligées à Bill Cosby sont annulées et il doit être libéré », a écrit la haute juridiction de l’État à la fin d’un long arrêt de 79 pages au sujet du comédien.

Peu avant 14 h 30, le créateur de la série « The Cosby Show », âgé de 83 ans, est sorti de SCI Phoenix, établissement situé à Collegeville en Pennsylvanie, où il était détenu depuis sa condamnation, en septembre 2018, pour avoir drogué et agressé sexuellement Andrea Constand, une femme qu’il avait invitée à son domicile en 2004.

William Henry Cosby, Jr, de son nom complet, avait été condamné à une peine minimum de trois années d’emprisonnement (10 ans au maximum), qui correspond quasiment à la durée qu’il a déjà passée en détention.

Dans sa décision, la Cour suprême rappelle que le premier procureur responsable du dossier avait décidé de ne pas le poursuivre au pénal, tout en l’incitant à témoigner dans une procédure au civil intentée par la plaignante.   

  • Écoutez la chroniqueuse Anaïs Guertin-Lacroix avec Vincent Dessureault sur QUB Radio:   

Or, ce témoignage a ensuite été retenu contre lui lors de son procès, quand un nouveau procureur a décidé de relancer l’affaire des années plus tard, notent les magistrats, qui ont rendu là une décision technique et non sur le fond du dossier.

« Quand un procureur prend une décision publique avec l’intention de peser sur les actions de l’accusé et que celui-ci le fait à son détriment (et parfois sur les conseils de son avocat), lui refuser le bénéfice de cette décision est un affront au principe fondamental d’équité », jugent-ils. 

  • Écoutez la chronique de Félix Séguin au micro de Caroline St-Hilaire sur QUB radio :   

« Cosby reste un violeur »

La condamnation de Bill Cosby était considérée comme la première de l’ère #MeToo et une victoire dans la lutte contre les violences sexuelles visant les femmes.

Considéré comme l’incarnation du père idéal dans son émission télévisée, l’acteur, l’un des premiers Afro-Américains à percer sur le petit écran, a été accusé par une soixantaine de femmes d’agressions sexuelles et parfois de viol, couverts par la prescription.

« J’espère que cette décision ne va pas dissuader les victimes de signaler des agressions sexuelles », a réagi le procureur Kevin Steele, à l’origine des poursuites, dans un communiqué. « Nous considérons toujours que nul n’est au-dessus de la loi, y compris ceux qui sont riches, célèbres et puissants. » 

Des dizaines de femmes ont accusé publiquement Bill Cosby de les avoir agressées sexuellement, des faits prescrits dans tous les cas à l’exception du dossier Constand, le seul qui ait donné lieu à des poursuites. L’agression sexuelle d’Andrea Constand a elle même échappé à la prescription à quelques jours près, lorsque le procureur Kevin Steele a décidé d’entamer des poursuites. Sollicité par l’AFP, le procureur Steele n’a pas donné suite.

« Il n’est pas libéré parce qu’il est innocent », a réagi, sur Twitter, l’avocate Lisa Bloom, qui représente trois femmes qui accusent Bill Cosby de les avoir agressées, lesquelles sont « dégoûtées » par la nouvelle. Pour l’avocate, l’ancien humoriste va sortir de prison « parce qu’un procureur lui a promis, il y a des années, qu’il ne serait pas poursuivi ».

Interrogée lors de son point de presse quotidien, la porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a indiqué que Joe Biden n’avait pas de « réponse directe » à cette décision de justice, tout en précisant que « le président est, depuis longtemps, un partisan du combat contre les violences faites aux femmes ».

« Bill Cosby reste un violeur malfaisant », a réagi, sur Twitter, Rosanna Arquette, qui a accusé l’ancien producteur Harvey Weinstein de l’avoir harcelé sexuellement.

Bill Cosby, de l'image du père idéal à celle de prédateur sexuel  

Bill Cosby a été le pionnier des comédiens noirs à la télévision américaine, un humoriste adulé, l’incarnation du père idéal, avant de devenir un paria accusé par des dizaines de femmes d’agression sexuelle.

La Cour suprême de Pennsylvanie a annulé mercredi sa condamnation à de la prison ferme pour avoir drogué et abusé d’une jeune femme invitée à son domicile en 2004.

Cette décision lui a permis, à 83 ans, de retrouver la liberté. Mais elle repose sur des questions de procédure et n’effacera pas la tache laissée par son procès.

Pendant les trois semaines d’audiences, en 2018, il s’était présenté fatigué et aveugle devant le jury, évitant soigneusement de s’exprimer face à six accusatrices, dont une seule pour laquelle les faits dénoncés n’étaient pas prescrits.

Une image qui tranchait avec celle du comédien élancé, au charisme naturel et à la voix rocailleuse, capable de faire rire un public sur un simple haussement de sourcils.

Né en 1937 à Philadelphie, William Henry Cosby Jr incarnait d’abord une ascension sociale exemplaire.

Fils d’une femme de chambre et d’un cuisinier dans la marine, il fut le premier acteur noir à avoir tenu un rôle principal dans une série à succès, « I Spy ». Son interprétation lui vaudra, entre 1966 et 1968, trois Emmy Awards pour le meilleur premier rôle dramatique, du jamais vu, en plein mouvement des droits civiques.

Père idéal

Avant la télévision, Bill Cosby avait commencé à imprimer sa marque sur la culture américaine dans des salles de spectacles. Ses « one-man shows » ont marqué plusieurs générations d’humoristes, par sa capacité à emmener son auditoire dans son univers, tout en utilisant un langage dépourvu de toute vulgarité.

Passé par le cinéma (« Bob et Carole et Ted et Alice » en 1969, « Uptown Saturday Night » avec Sidney Poitier en 1974...), c’est de retour sur le petit écran qu’il a connu la consécration, avec le « Cosby Show » (1984-1992).

Cette série sur une famille bourgeoise, unie autour de la figure patriarcale de Cliff Huxtable, est devenue l’un des plus grands succès de l’histoire de la télévision, bien au-delà des États-Unis.

Créateur de la série, acteur principal, Bill Cosby y excellait dans la peau de ce gynécologue respecté, mêlant sérieux et légèreté.

« Nous n’aurions probablement pas » eu Barack Obama à la Maison-Blanche « s’il n’y avait pas eu le Cosby Show », estimait en 2013 la présentatrice noire Oprah Winfrey. « Parce que le Cosby Show a fait découvrir à l’Amérique une manière de voir les Noirs et la culture noire qu’ils ne connaissaient pas. »

« Démasqué »

Avec son image de père idéal qui, hors écran, faisait l’apologie des valeurs familiales et enjoignait les jeunes Noirs à rester scolarisés, Bill Cosby avait atteint un statut de modèle dans la communauté afro-américaine.

Sa chute n’en a été que plus traumatique. En 2005, Andrea Constand, une joueuse de basket universitaire avait porté plainte contre lui, mais un procureur local avait décidé de ne pas ouvrir de poursuite et l’affaire s’était conclue par un accord au civil.

Le dossier avait été rouvert en 2014 et un nouveau procureur avait inculpé le comédien un an plus tard.

Dans la foulée, une soixantaine de femmes étaient sorties du silence pour dénoncer des agressions sexuelles, voire des viols, remontant aux années 1970 et 1980. La plupart l’accusaient de les avoir droguées ou fait boire pour les rendre vulnérables.

Il a perdu depuis de nombreux titres honorifiques et presque tous ses soutiens médiatiques, comme la chanteuse Jill Scott ou la comédienne Whoopi Goldberg. Son étoile sur Hollywood Boulevard a même été vandalisée en 2014.

Sa femme Camille, avec laquelle il a eu cinq enfants -- dont l’un, Ennis, a été tué par balles en 1997 -- continue pourtant de le défendre.

« Durant des décennies », Bill Cosby « s’est caché derrière un personnage, le Dr Cliff Huxtable », avait déclaré le procureur du comté de Montogmery, Kevin Steele après sa condamnation en 2018. « Beaucoup de gens croyaient que c’était ce qu’il était vraiment », mais « Bill Cosby a finalement été démasqué ».

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Le bilan passe à 16 morts dans l'immeuble effondré en Floride - TVA Nouvelles

Près d'une semaine après l'effondrement soudain d'un immeuble du front de mer de la Floride, le bilan s'est encore alourdi mercredi, passant à 16 morts, tandis que 147 personnes sont toujours portées disparues, l'espoir de retrouver des survivants diminuant chaque jour un peu plus.

• À lire aussi: Trois survivantes racontent la catastrophe de Surfside

• À lire aussi: Biden se rend jeudi en Floride; le bilan grimpe à 12 morts

• À lire aussi: Un «séisme», une fuite effrénée et des questions

«Nous avons trouvé quatre nouvelles victimes. Le nombre de morts est de 16», a indiqué mercredi la maire du comté de Miami-Dade, Daniella Levine Cava, lors d'une conférence de presse.

147 personnes sont par ailleurs toujours manquantes, a-t-elle ajouté. Parmi elles figurent des dizaines de Latino-Américains originaires d'Argentine, de Colombie, du Paraguay, du Chili et de l'Uruguay.

La majeure partie de l'édifice de douze étages, baptisé Champlain Towers, s'est écroulée jeudi vers 01H20 du matin dans un nuage de poussière, provoquant l'une des plus graves catastrophes urbaines de l'histoire des États-Unis.

Si les équipes de secours ont découvert de nouveaux tunnels dans les gravats, l'espoir de trouver des survivants au septième jour des recherches se fait désormais très «faible», selon le colonel Golan Vach, commandant de l'unité de sauveteurs israéliens qui prêtent main-forte aux secours américains, mercredi matin sur CNN.

Plus de 1300 tonnes de béton ont déjà été fouillées.

Deux grandes grues sont utilisées pour retirer prudemment les débris. Les pompiers qui travaillent nuit et jour dans la chaleur et l'humidité sont épaulés par des technologies de recherches par l'image et par le son pour localiser des poches d'air où auraient pu se réfugier des victimes.

Un mémorial de fortune a été érigé sur le site et des membres de l'équipe de basket NBA des Miami Heat devraient venir y déposer des fleurs mercredi.

Accompagné de sa femme Jill Biden, le président américain se rendra jeudi sur les lieux du drame pour remercier les équipes de secouristes et rencontrer les familles pour qui l'attente paraît interminable et le besoin de réponses de plus en plus urgent.

Un rapport portant sur l'état de l'immeuble notait dès 2018 des «dommages structurels majeurs», ainsi que des «fissures» dans le sous-sol du bâtiment, selon des documents publiés par la ville de Surfside.

La publication mardi d'une lettre datée d'avril de la présidente de l'assemblée des copropriétaires, s'alarmant de l'état de l'immeuble, a aussi alimenté le débat pour savoir si la catastrophe aurait pu être évitée.

Le bâtiment souffrait de «dégradations» qui «s'accéléraient», alertait-elle, selon la missive dévoilée par plusieurs médias américains.

Il est par ailleurs peu probable que le changement climatique puisse expliquer l'effondrement de l'immeuble, selon Stephen Leatherman, spécialiste des plages, interrogé par l'AFP.

«Les ouragans, l'érosion des plages, les inondations inquiètent beaucoup ici. Mais l'effondrement d'un bâtiment, c'est nouveau. Nous n'avons jamais vu cela avant, surtout pour un grand immeuble», souligne-t-il.

Cet expert s'interroge toutefois sur la qualité du sable utilisé pour le béton et se demande si les constructeurs avaient installé assez d'armatures pour renforcer la structure bétonnée.

Une loi adoptée en 1982 requiert de creuser et de couler une base en béton sous les fondations des immeubles, mais l'érection de la Champlain Towers South a été achevée en 1981.

Les autorités locales ont promis une enquête «poussée» sur les causes de cet effondrement meurtrier, mais celle-ci prendra probablement des mois.

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Chute au Tour de France La spectatrice à la pancarte arrêtée - TVA Nouvelles

La spectatrice à la pancarte, à l'origine de la chute samedi de très nombreux cyclistes du Tour de France, dont plusieurs ont été blessés, a été arrêtée et placée en garde à vue, a-t-on appris mercredi de source proche de l'enquête.

«La femme a été identifiée formellement. Elle est en garde à vue depuis quelques minutes, l'audition commence à peine», a assuré à l'AFP cette source, qui a précisé qu'elle était de nationalité française.

• À lire aussi: Une spectatrice cause une énorme chute collective au Tour de France

• À lire aussi: Tour de France: enquête judiciaire ouverte contre la spectatrice fautive

«Un suspect est en garde à vue», a de son côté confirmé à l'AFP le procureur de la République de Brest (nord-ouest) Camille Miansoni, précisant qu'il s'agissait d'une femme. «Nous en saurons plus d'ici demain matin», a-t-il ajouté.

Mardi, il avait indiqué à la presse que l'enquête progressait «bien». «Les choses avancent bien et on espère arriver à élucider cet évènement dans un délai raisonnable», avait-il assuré, évoquant le recueil de «plusieurs témoignages» après l'appel à témoins lancé. «Évidemment, il faut les recouper, il faut les vérifier», avait-il ajouté, se disant «confiant».

Samedi, lors de la première étape du Tour, une spectatrice qui agitait une pancarte empiétant sur la chaussée, en direction des caméras de la télévision, en tournant le dos au sens de la course, avait été percutée par le peloton, provoquant la chute de nombreux coureurs à 45 km de l'arrivée.

Une enquête a été ouverte pour «blessures involontaires avec incapacité n'excédant pas trois mois par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence».

Les coureurs du Tour de France ont manifesté mardi leur mécontentement face à la multiplication des chutes, en mettant pied à terre, sans descendre de vélo, pendant une minute, 500 m après le départ de la 4e étape entre Redon et Fougères.

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Chute au Tour de France : la spectatrice à la pancarte arrêtée - Le Journal de Montréal

La spectatrice à la pancarte, à l’origine de la chute samedi de très nombreux cyclistes du Tour de France, dont plusieurs ont été blessés, a été arrêtée et placée en garde à vue, a-t-on appris mercredi de source proche de l’enquête. 

« La femme a été identifiée formellement. Elle est en garde à vue depuis quelques minutes, l’audition commence à peine », a assuré à l’AFP cette source, qui a précisé qu’elle était de nationalité française.

« Un suspect est en garde à vue », a de son côté confirmé à l’AFP le procureur de la République de Brest (nord-ouest) Camille Miansoni, précisant qu’il s’agissait d’une femme. « Nous en saurons plus d’ici demain matin », a-t-il ajouté.

Mardi, il avait indiqué à la presse que l’enquête progressait « bien ». « Les choses avancent bien et on espère arriver à élucider cet évènement dans un délai raisonnable », avait-il assuré, évoquant le recueil de « plusieurs témoignages » après l’appel à témoins lancé. « Évidemment, il faut les recouper, il faut les vérifier », avait-il ajouté, se disant « confiant ».

Samedi, lors de la première étape du Tour, une spectatrice qui agitait une pancarte empiétant sur la chaussée, en direction des caméras de la télévision, en tournant le dos au sens de la course, avait été percutée par le peloton, provoquant la chute de nombreux coureurs à 45 km de l’arrivée.

Une enquête a été ouverte pour « blessures involontaires avec incapacité n’excédant pas trois mois par violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence ».

Les coureurs du Tour de France ont manifesté mardi leur mécontentement face à la multiplication des chutes, en mettant pied à terre, sans descendre de vélo, pendant une minute, 500 m après le départ de la 4e étape entre Redon et Fougères.

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Vaccins à vecteurs viraux | Le syndrome de fuite capillaire ajouté aux effets secondaires - La Presse

(Ottawa) L’Agence de la santé publique du Canada ajoute le syndrome de fuite capillaire aux effets secondaires possibles liés à l’administration de vaccins à vecteurs viraux contre la COVID-19, tels ceux portant les étiquettes Oxford-AstraZeneca et COVISHIELD.

Jean-Philippe Denoncourt La Presse Canadienne

Le syndrome de fuite capillaire est une maladie très rare, mais qui peut être grave. Elle entraîne une fuite de liquide des petits vaisseaux sanguins, ce qui peut causer de l’hypotension artérielle, de l’œdème, principalement dans les bras et les jambes, de même qu’une prise de poids soudaine

Les personnes qui présentent l’un de ces symptômes dans les jours suivant la vaccination sont invitées à consulter un médecin sans délai.

Santé Canada est en processus pour pour déterminer si l’étiquetage des vaccins contient l’information pertinente. Il pourrait inclure un avis pour déconseiller l’utilisation du vaccin chez le personnes ayant déjà souffert du syndrome de fuite capillaire.

Plus tôt en juin, l’Agence européenne du médicament a fait part de six cas de syndrome de fuite capillaire chez des personnes ayant reçu un vaccin AstraZeneca. Dans l’Union européenne (UE) et au Royaume-Uni, 78 millions de doses de vaccins à vecteurs viraux avaient été administrées en date du 27 mai dernier.

L’Agence de la santé publique du Canada signale que les rapports examinés ont révélé que certaines des personnes touchées avaient déjà souffert de cette affection auparavant.

Au Canada, en date du 11 juin dernier, un seul cas de syndrome de fuite capillaire avait été relevé.

Les vaccins AstraZeneca et COVISHIELD ont déjà été associés à de rares possibilités de formation de caillots sanguins avec faible concentration de plaquettes sanguines.

D’autre part, des réactions de myocardite, une inflammation du muscle cardiaque, et de péricardite, une inflammation de l’enveloppe du cœur, ont été observés suite de la vaccination contre la COVID-19 avec des vaccins à ARNm, tels Pfizer-BioNTech et Moderna.

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Tuesday, June 29, 2021

Immeuble effondré en Floride | L'espoir s'amenuise, les questions abondent - La Presse

(Surfside) Au moins onze personnes sont mortes dans l’effondrement d’un immeuble près de Miami il y a cinq jours, les recherches se poursuivant pour retrouver 150 personnes portées disparues dans les décombres tandis que les questions se faisaient de plus en plus pressantes sur les causes de la tragédie.

Cyril JULIEN avec Daxia ROJAS à Washington Agence France-Presse

« Ces dernières heures, les secouristes ont retrouvé une autre victime. Le nombre confirmé de morts est de 11 », a annoncé Daniella Levine Cava, maire du comté de Miami-Dade, lors d’une conférence de presse.

150 personnes sont toujours portées disparues, parmi lesquelles des dizaines de Latino-Américains originaires d’Argentine, de Colombie, du Paraguay, du Chili et de l’Uruguay.

Les opérations de secours continuent « sans relâche », « 24 heures sur 24 », a précisé la maire.

Des proches et des voisins des victimes et disparus ont participé à une veillée sur la plage située à proximité, roses blanches à la main tandis que s’élevait de la fumée d’encens au son d’un gong.

À l’aide notamment de petits bâtons lumineux certains ont écrit « Hope » (Espoir) sur le sable.

PHOTO MARCO BELLO, REUTERS

Des proches et des voisins des victimes et disparus ont participé à une veillée sur la plage, lundi soir.

Des centaines de secouristes du comté de Miami-Dade, appuyés par des renforts venus de tout l’État de Floride et même d’Israël et du Mexique, s’activent pour tenter de retrouver d’éventuels survivants à Surfside, dans le sud-est des États-Unis. C’est là que le bâtiment de douze étages Champlain Towers s’est effondré dans un nuage de poussière jeudi avant l’aube.

Deux grandes grues sont utilisées pour retirer prudemment les débris. Les pompiers qui travaillent dans la chaleur et l’humidité sont épaulés par des technologies de recherches par l’image et par le son pour localiser des poches d’air avec des personnes potentiellement toujours en vie, même si l’espoir s’amenuise à mesure que les jours passent.

« Nous devons chercher dans un énorme amas de gravats d’une façon méthodique et stratégique », a expliqué à l’AFP Maggie Castro, membre de l’unité de recherches et de secours des pompiers de Miami-Dade.

Le bâtiment n’est pas tombé à la verticale mais « dans toutes les directions », a-t-elle précisé.

Enquête poussée

« Il y aura une enquête poussée et complète sur les raisons qui ont conduit à cette tragédie », a assuré Daniella Levine Cava.

Pour les familles, qui attendent dans l’angoisse et ont érigé un mémorial de fortune devant le site, le besoin d’explications se fait de plus en plus urgent.

« Les immeubles ne s’effondrent pas comme ça en Amérique », a lancé dimanche lors d’une conférence de presse Charles Burkett, maire de Surfside.

Un rapport portant sur l’état de l’immeuble avait noté dès 2018 des « dommages structurels majeurs », ainsi que des « fissures » dans le sous-sol du bâtiment, selon des documents publiés vendredi soir par la ville de Surfside.

« L’imperméabilisation sous les abords de la piscine et la voie d’accès pour les véhicules […] a dépassé sa durée de vie et doit donc être complètement retirée et remplacée », avait écrit dans ce document l’expert Frank Morabito, réclamant des réparations « dans un délai convenable » sans toutefois relever de risque d’effondrement.

Des travaux de mise aux normes du bâtiment estimés à près de 12 millions de dollars devaient débuter peu avant la catastrophe et le toit était en réparation, selon plusieurs responsables.

Un représentant d’une société de piscine, qui s’était rendu dans le bâtiment 36 heures avant l’accident, a expliqué au Miami Herald avoir vu des fissures dans le béton au niveau du garage ainsi que des barres d’armature très corrodées sous la piscine.

« Il y avait de l’eau stagnante partout dans le garage », a-t-il affirmé sous couvert d’anonymat, photos à l’appui.

Faiblesse au bas de la structure

Les images d’une vidéo de surveillance montrant l’écroulement semblent indiquer une faiblesse en bas de la structure, au niveau du stationnement ou des premiers étages, selon des experts interrogés par le New York Times.

Une résidente de Champlain Towers aurait par ailleurs aperçu depuis son balcon la formation d’un trou près de la piscine, selon son mari qui était au téléphone avec elle, rapporte le journal.

La maire du comté de Miami-Dade a assuré que la ville n’était pas au courant de cette étude mais qu’un audit de l’immeuble et de l’ensemble des bâtiments, construits il y a plus de 40 ans, allait être réalisé dans les 30 prochains jours.

L’attention s’est aussi portée sur une autre étude conduite en 2020, qui a montré que le Champlain Towers, construit en 1981, avait subi un affaissement d’environ 2 millimètres par an entre 1993 et 1999.

Dans un communiqué conjoint avec son université, l’auteur du rapport a toutefois précisé que l’affaissement des sols ne causerait pas seul l’effondrement d’un immeuble.

Un bâtiment construit à la même période que le Champlain Towers et par les mêmes architectes est sous haute surveillance.

« Nous ne tirons pas la sonnette d’alarme tout de suite », a indiqué dimanche le maire de Surfside à CNN.

« Quand quelqu’un vous demande si son immeuble est sans danger et que vous ne pouvez pas répondre à cette question, c’est un problème », a-t-il poursuivi, précisant que des solutions de relogement seraient proposées aux habitants et que des ingénieurs procédaient à une évaluation du bâtiment.

L’enquête pour connaître les causes exactes de la tragédie durera probablement des mois.

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Immeuble effondré en Floride | L'espoir s'amenuise, les questions abondent - La Presse
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Effondrement en Floride : la condition de l'immeuble n'avait cessé de se détériorer - Radio-Canada.ca

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  1. Effondrement en Floride : la condition de l'immeuble n'avait cessé de se détériorer  Radio-Canada.ca
  2. Effondrement d'un immeuble en Floride | L'œuvre d'un promoteur élevé à Montréal au cœur de l'enquête  La Presse
  3. Une lettre datée d'avril alarmait de l'état de l'immeuble effondré en Floride  TVA Nouvelles
  4. L'espoir s'amenuise en Floride, les questions montent  Le Soleil - Groupe Capitales Médias
  5. Immeuble effondré en Floride | Au moins 12 morts, Joe Biden sur place jeudi  La Presse
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Effondrement en Floride : la condition de l'immeuble n'avait cessé de se détériorer - Radio-Canada.ca
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Face au variant Delta, villes et pays font marche arrière - Le Devoir

D’abord détecté en Inde et très contagieux, le variant Delta continue sa propagation dans plus de 85 pays, forçant de nombreuses grandes villes à faire marche arrière dans leur processus de déconfinement. Le Devoir fait le point sur les villes aux prises avec de récentes flambées de contamination.

Londres

Après une hausse constante des nouvelles infections de COVID-19 sur son territoire, le Royaume-Uni a enregistré un nouveau record, avec 18 270 nouveaux cas dans la journée de samedi seulement. Il s’agit du plus important bilan quotidien depuis le 5 février. Rappelons que la propagation du variant a bouleversé les plans du premier ministre Boris Johnson au sujet des restrictions sanitaires restantes. Ces dernières devraient être levées le 19 juillet.

Au Royaume-Uni comme ailleurs, la plupart des nouveaux cas confirmés surviennent auprès de la population n’ayant pas encore reçu de vaccin contre la COVID-19. Le variant Delta est 60 % plus contagieux que le variant Alpha, découvert en Grande-Bretagne, lui-même encore plus contagieux que la souche originale du virus.

Dacca

Aux prises avec une augmentation « dangereuse et alarmante » du nombre des cas de contamination par ce variant, le gouvernement du Bangladesh a imposé un nouveau confinement à sa population dès lundi. Ces mesures ont été imposées après que plus de 6000 nouveaux cas eurent été enregistrés jeudi et 108 décès, vendredi.

L’annonce a provoqué l’exode de dizaines de milliers de travailleurs migrants qui ont quitté la capitale de Dacca pour rentrer dans leurs villages.

Moscou et Saint-Pétersbourg

La Russie est également aux prises avec une nouvelle vague épidémique due au variant Delta depuis quelques semaines. Lundi, 21 650 nouvelles personnes ont été contaminées et 611 personnes sont décédées à travers le pays. Le Kremlin a également annoncé des records quotidiens de décès dans ses deux plus grandes villes. Juste à Moscou, 124 morts ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures.

À Saint-Pétersbourg, on compte aussi 110 décès, dépassant les records que les deux villes avaient déjà battus au cours de la fin de semaine. Cette flambée de cas survient malgré l’introduction progressive de mesures sanitaires, telles que le retour du télétravail obligatoire pour une partie des employés et la vaccination obligatoire des salariés du secteur des services.

Sydney

La ville la plus peuplée d’Australie est confinée pour deux semaines. Plus de 80 personnes ont été déclarées positives la semaine dernière. La hausse des cas a aussi entraîné un confinement dans la ville de Darwin jusqu’à vendredi. Les règles de distanciation ont également dû être renforcées dans d’autres régions.

Par conséquent, la Nouvelle-Zélande voisine a suspendu samedi pour trois jours la « bulle de voyage » permettant les vols sans quarantaine entre les deux pays.

Lisbonne

Au Portugal, le variant, qui est maintenant devenu prédominant, a provoqué un rebond des contagions, selon les données de la Direction générale de la santé. Il représente plus de 51 % des nouveaux cas au pays et plus de 70 % dans la région de Lisbonne.

Le pays a décidé de resserrer les restrictions dans les municipalités les plus touchées, dont la capitale, où les horaires et la capacité d’accueil des restaurants et des commerces ont de nouveau été réduits.

Bangkok

La Thaïlande a décrété des mesures de restriction d’un mois pour Bangkok et sa banlieue afin de lutter contre une nouvelle vague de contaminations.

Les restaurants et les chantiers de construction ont dû cesser leurs activités. Les nouvelles mesures incluent également l’interdiction des rassemblements de plus de 20 personnes.

Avec l’Agence France-Presse

Un intervalle long améliorerait l’efficacité du vaccin AstraZeneca

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Effondrement en Floride : un entrepreneur sur place 36 heures avant a vu des choses anormales - TVA Nouvelles

Un entrepreneur spécialisé en piscine qui a visité la Champlain Towers South à Surfside en Floride 36 heures avant l’effondrement a constaté des dommages inquiétants dans le sous-sol de l’édifice à condo. 

• À lire aussi: Une lettre datée d'avril alarmait de l'état de l'immeuble effondré en Floride

• À lire aussi: Au moins 11 morts dans l'effondrement de l'immeuble en Floride, les questions s'accumulent

• À lire aussi: Surfside: au téléphone avec son mari pendant l’effondrement

L’entrepreneur a raconté au Miami Herald qu’il n’avait rien vu d’inquiétant dans le hall de la piscine, qui avait l’air propre et bien entretenu, mais le portrait qui se cachait sous terre était complètement différent.  

«Il y avait de l'eau stagnante partout dans le stationnement», a déclaré l'entrepreneur, qui a demandé à ne pas être nommé. Il a remarqué des fissures dans le béton et des barres d'armature gravement corrodées sous la piscine.

Il a également pris des photos, qu'il a partagées avec le quotidien floridien. 

L'entrepreneur visitait l’immeuble afin de préparer une soumission pour une restauration esthétique et afin d’établir le prix du nouvel équipement.

Ces mises à jour faisaient partie d’un imposant projet de restauration de millions de dollars de l’immeuble qui a 40 ans cette année. 

L’entrepreneur d’expérience qui soutient avoir visité des «endroits effrayants» s’est dit frappé par le manque d’entretien sur les niveaux inférieurs. 

AFP

La quantité d'eau aux tours Champlain semblait si inhabituelle que l'entrepreneur en a parlé à un membre du personnel de l'immeuble, José, qui lui faisait visiter les lieux.

«Il pensait qu'il s'agissait de problèmes d'étanchéité», a déclaré l'entrepreneur à propos du membre du personnel. «Je me suis dit, ''ce n'est pas normal''.»

Selon l’employé rencontré sur place, l’eau s’infiltrait au point où il fallait changer les moteurs des pompes d’évacuation des eaux aux deux ans. 

AFP

La flaque d'eau stagnante la plus profonde, selon l'entrepreneur, était située autour du stationnement 78. Cette zone, selon les plans de construction, est située directement sous la terrasse de la piscine. 

Dans un rapport d'inspection de 2018, l'ingénieur Frank Morabito avait signalé une «erreur majeure» dans la conception originale qui permettait l'intrusion d'eau et causait de graves dommages aux dalles de béton structurelles en dessous.

Dans la salle d'équipement de la piscine, située du côté sud du garage souterrain, l'entrepreneur a constaté un autre problème : des barres d'armature exposées et corrodées dans la dalle de béton au-dessus de la tête. 

Il a pris quelques photos et les a envoyées à son superviseur avec une note exprimant son inquiétude quant au fait que le travail pourrait être un peu plus compliqué que prévu, indique le Miami Herald. 

Il craignait qu'ils n'aient à retirer les tuyaux de la piscine pour permettre aux experts en restauration de béton d'accéder à la réparation des dalles.

Le bâtiment s'est effondré deux jours plus tard, avant qu'ils n'aient eu le temps de terminer leur soumission. 

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COVID-19 en Russie | Le Kremlin admet rater ses objectifs de vaccination - La Presse

(Moscou) La Russie ne parviendra pas à vacciner 60 % de sa population à l’automne contre la COVID-19, a admis le Kremlin, enterrant cet objectif au moment où le pays enregistrait mardi son plus lourd bilan quotidien de décès.

Antoine LAMBROSCHINI Agence France-Presse

« Il est évident qu’on n’atteindra pas les 60 % », a dit le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, en référence au but fixé au printemps par Vladimir Poutine.  

« Le nombre de personnes souhaitant se faire vacciner n’a commencé à augmenter que cette semaine », a ajouté M. Peskov.  

Population méfiante envers les vaccins russes

Cet objectif n’a en réalité jamais semblé atteignable, la méfiance des Russes à l’égard des différents vaccins produits dans le pays, notamment le Spoutnik V, étant telle qu’actuellement seulement environ 15 % de la population a reçu au moins une injection.

Environ 22,2 millions de Russes sur 146 millions d’habitants ont reçu au moins une dose, selon les chiffres lundi du site Gogov, qui agrège les données des régions et médias, faute de statistiques nationales officielles détaillées et quotidiennes.

Si la vaccination part à la hausse depuis plusieurs jours, c’est que de plus en plus de régions la rendent obligatoire, sous peine de retenues de salaire, pour un nombre croissant de catégories professionnelles.

« De plus en plus de citoyens prennent conscience » de la nécessité d’aller se faire vacciner, a commenté M. Peskov.

Pour les autorités sanitaires, il s’agit de la seule réponse pour durablement juguler le coronavirus et son variant Delta, apparu en Inde, responsable de la troisième vague épidémique en Russie et qui inquiète le reste du monde.   

Le gouvernement russe a ainsi fait état mardi de 652 morts dues à la COVID-19 en 24 heures, un record depuis le début de la pandémie. Le précédent pic remontait à la fin décembre, lors d’une deuxième vague meurtrière.  

151 000 hospitalisations

Quelque 151 000 malades de la COVID-19 sont hospitalisés en Russie, a annoncé le ministre de la Santé Mikhaïl Mourachko, notant une situation « tendue » alors que le pays dispose actuellement de 182 000 lits.

« 182 000 lits sont mis en place et 151 000 patients sont soignés », a-t-il dit lors d’une réunion gouvernementale consacrée à une flambée de l’épidémie de coronavirus due au variant Delta, « la situation est tendue, en particulier dans les grandes villes ».

Les autorités ont recensé 20 616 nouvelles contaminations en une journée.

La deuxième ville de Russie, Saint-Pétersbourg, qui accueille vendredi un quart de finale de l’Euro de soccer, a recensé 119 morts, là aussi le plus haut niveau depuis le début de la crise sanitaire. Il s’agit du 3e record depuis samedi.

Moscou, épicentre de l’épidémie, a comptabilisé 121 décès mardi, contre un record de 124 la veille, le niveau le plus élevé jamais atteint dans la capitale russe.  

Au total, la Russie déplore 134 545 morts, ce qui en fait le pays européen le plus endeuillé, selon les statistiques gouvernementales. Mais l’agence des statistiques Rosstat, qui a une définition plus large des décès liés à la COVID-19, a comptabilisé fin avril quelque 270 000 morts.

Les lits dédiés aux patients de la COVID-19 dans les hôpitaux moscovites sont occupés à 75 %, tout juste deux semaines après que la mairie a tiré la sonnette d’alarme.  

Le maire Sergueï Sobianine a ordonné depuis des restrictions, une première en près de six mois, mais comme lors de la vague hivernale, il se refuse à tout confinement strict afin de préserver l’économie.  

Pour tenter d’endiguer l’épidémie, Moscou a réimposé le télétravail pour au moins 30 % des employés non vaccinés, ordonné la vaccination obligatoire des salariés du secteur des services et créé un passeport sanitaire pour aller au restaurant.

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Au moins 11 morts dans l'effondrement de l'immeuble en Floride, les questions s'accumulent - Le Journal de Montréal

Cinq jours après l’effondrement d’un immeuble près de Miami, le bilan s’est alourdi à 11 morts lundi, les recherches se poursuivant pour retrouver 150 personnes manquantes dans les décombres, tandis que les questions se faisaient de plus en plus pressantes sur les causes de la tragédie. 

• À lire aussi: Tragédie en Floride :le bilan passe à 10 morts, 151 personnes manquantes

«Ces dernières heures, les secouristes ont retrouvé une autre victime. Le nombre confirmé de morts est de 11», a annoncé Daniella Levine Cava, maire du comté de Miami-Dade, lors d’une conférence de presse en début de soirée.

Cent-cinquante personnes sont toujours portées disparues, parmi lesquelles des dizaines de Latino-Américains originaires d’Argentine, de Colombie, du Paraguay, du Chili et de l’Uruguay.

Les opérations de secours continuent «sans relâche», «24 heures sur 24», a précisé la maire.

Des centaines de secouristes du comté de Miami-Dade, appuyés par des renforts venus de tout l’État de Floride et même d’Israël et du Mexique, s’activent pour tenter de retrouver d’éventuels survivants à Surfside, dans le sud-est des États-Unis. C’est là que le bâtiment de douze étages Champlain Towers s’est effondré dans un nuage de poussière, jeudi, avant l’aube.

Deux grandes grues sont utilisées pour retirer prudemment les débris. Les pompiers qui travaillent dans la chaleur et l’humidité sont épaulés par des technologies de recherches par l’image et par le son pour localiser des poches d’air avec des personnes potentiellement toujours en vie, même si l’espoir s’amenuise à mesure que les jours passent.

«Nous devons chercher dans un énorme amas de gravats d’une façon méthodique et stratégique», a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) Maggie Castro, membre de l’unité de recherches et de secours des pompiers de Miami-Dade.

Le bâtiment n’est pas tombé à la verticale, mais «dans toutes les directions», a-t-elle précisé.

Enquête poussée

«Il y aura une enquête poussée et complète sur les raisons qui ont conduit à cette tragédie», a assuré Daniella Levine Cava.

Pour les familles, qui attendent dans l’angoisse et qui ont érigé un mémorial de fortune devant le site, le besoin d’explications se fait de plus en plus urgent.

«Les immeubles ne s’effondrent pas comme ça en Amérique», a lancé Charles Burkett, maire de Surfside, dimanche lors d’une conférence de presse.

Un rapport portant sur l’état de l’immeuble avait noté dès 2018 des «dommages structurels majeurs», ainsi que des «fissures» dans le sous-sol du bâtiment, selon des documents publiés vendredi soir par la ville de Surfside.

«L’imperméabilisation sous les abords de la piscine et la voie d’accès pour les véhicules [...] ont dépassé leur durée de vie et doivent donc être complètement retirées et remplacées», avait écrit dans ce document l’expert Frank Morabito, réclamant des réparations «dans un délai convenable» sans toutefois relever de risque d’effondrement.

Des travaux de mise aux normes du bâtiment estimés à près de 12 millions de dollars devaient ainsi débuter peu de temps avant la catastrophe, et le toit était en réparation, selon plusieurs responsables.

Faiblesse au bas de la structure

Les images d’une vidéo de surveillance montrant l’écroulement semblent aussi indiquer une faiblesse en bas de la structure, au niveau du stationnement ou des premiers étages, selon des experts interrogés par le New York Times.

Une résidente de Champlain Towers aurait par ailleurs aperçu depuis son balcon la formation d’un trou près de la piscine, selon son mari qui était au téléphone avec elle, rapporte le journal.

La maire du comté de Miami-Dade a assuré que la ville n’était pas au courant de cette étude, mais qu’un audit de l’immeuble et de l’ensemble des bâtiments, construits il y a plus de 40 ans, allait être réalisé dans les 30 prochains jours.

L’attention s’est aussi portée sur une autre étude conduite en 2020, qui a montré que le Champlain Towers, construit en 1981, avait subi un affaissement d’environ deux millimètres par an entre 1993 et 1999.

Dans un communiqué conjoint avec son université, l’auteur du rapport a toutefois précisé que l’affaissement des sols ne causerait pas à lui seul l’effondrement d’un immeuble.

Un bâtiment construit à la même période que le Champlain Towers et par les mêmes architectes est sous haute surveillance.

«Nous ne tirons pas la sonnette d’alarme tout de suite», a indiqué dimanche le maire de Surfside à CNN.

«Quand quelqu’un vous demande si son immeuble est sans danger et que vous ne pouvez pas répondre à cette question, c’est un problème», a-t-il poursuivi, précisant que des solutions de relogement seraient proposées aux habitants et que des ingénieurs procédaient à une évaluation du bâtiment.

L’enquête pour connaître les causes exactes de la tragédie durera probablement des mois.

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Au moins 11 morts dans l'effondrement de l'immeuble en Floride, les questions s'accumulent - Le Journal de Montréal
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COVID-19 en Inde | Les flots sacrés du Gange regorgent de morts - La Presse

(Allahabad, Inde) Discrètes entre de grands roseaux bruns, des dépouilles emmaillotées de linges couleur safran flottent sur le Gange, rappelant tristement la férocité avec laquelle le coronavirus a frappé l’Inde au printemps et emporté des dizaines de milliers de vies en quelques semaines.  

Jalees ANDRABI Agence France-Presse

Les cimetières et crématoriums ont été submergés par l’afflux de morts de la COVID-19 en avril et mai. Faute de place ou de moyens, maintes familles du Nord et l’Est ont dû se résoudre à livrer les corps de leurs proches aux flots du Gange, fleuve sacré pour les hindous, ou les enterrer dans des sépultures à peine creusées sur ses rives sablonneuses.

Mais le début de la mousson, accompagnée de ses pluies diluviennes, a provoqué des crues et délogé des défunts ainsi inhumés.

Près de 150 corps retrouvés flottants à la surface ces trois dernières semaines ont été incinérés, ont déclaré à l’AFP les autorités d’Allahabad, haut lieu de pèlerinage hindou, dans l’État de l’Uttar Pradesh.

Des bûchers funéraires jalonnent les berges où des piles de bois sont entassés dans l’attente d’autres corps repêchés à incinérer.

600 inhumations sommaires

Des dizaines de cadavres en partie immergés gisent encore dans le fleuve, a constaté l’AFP.  

Jusqu’à quelque 600 corps ont été sommairement inhumés au bord du Gange au plus fort de la deuxième vague épidémique du printemps, estiment les autorités de la ville. Mais certains habitants jugent ce chiffre sous-évalué et craignent de voir surgir une multitude de dépouilles, déterrées de leurs tombes de fortune, au cours des prochaines crues.

Des millions d’hindous se rendent traditionnellement sur le Gange pour des bains rituels ou pour incinérer leurs défunts sur ses rives avant de disperser les cendres dans ses eaux.

Sonu Chandel, un batelier qui travaille dans un crématorium sur les rives du Gange, se souvient avoir été choqué par des scènes d’inhumations sommaires, il y a deux mois, et ne peut s’empêcher d’éprouver un malaise en observant la montée des eaux.  

Peur de heurter un corps

« C’était vraiment triste de voir ces pauvres gens enterrer leurs proches de manière aussi indigne, et la montée des eaux ne fait qu’aggraver les choses », confie-t-il à l’AFP.  

« J’ai toujours peur qu’un (corps) heurte ma rame ou que (mon bateau) passe sur un cadavre tandis que l’eau monte », ajoute l’homme traumatisé.  

Cette situation « risque de causer des maladies dangereuses », s’inquiète auprès de l’AFP Dipin Kumar qui vit non loin du Gange à Allahabad, « le gouvernement doit se pencher dessus, lui seul peut s’en occuper ».  

Les riverains d’autres grands sites religieux dans le nord de l’Inde, en aval du fleuve, redoutent que la présence prolongée de cadavres ne contribue à contaminer davantage le cours d’eau, l’un des plus pollués au monde.

La police et les équipes de secours de l’État patrouillent sur le fleuve en quête de corps à repêcher. Les autorités ont décidé de poster deux bateaux dédiés à cette tâche le long des rives et font parfois appel aux pêcheurs du coin.  

« Le débit est très rapide », fait remarquer un officier de police à l’AFP, « c’est une gageure de repêcher les corps en ce moment ».

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Effondrement d'un immeuble en Floride | L'œuvre d'un promoteur élevé à Montréal au cœur de l'enquête - La Presse

La tour de condos qui s’est effondrée jeudi en Floride avait été érigée dans les années 1980 par un promoteur élevé à Montréal, qui avait quitté le Canada dans la controverse afin d’aller bâtir un empire immobilier sous le soleil. Son œuvre est maintenant au cœur de l’enquête sur la catastrophe qui a fait au moins 11 morts et 150 disparus.

Vincent Larouche
Vincent Larouche La Presse

Les secouristes travaillaient encore d’arrache-pied, lundi, afin de retrouver des disparus dans les décombres de l’immeuble Champlain Tower South, à Surfside, près de Miami. Avec des chiens renifleurs, des radars et des appareils sonars, ils exploraient les restes de l’édifice de 12 étages.

« Ce sont des recherches effrénées pour chercher cet espoir, ce miracle, pour voir qui nous pouvons sortir de cet immeuble vivant », a déclaré Andy Alvarez, commandant adjoint des pompiers, en entrevue à l’émission Good Morning America.

Quatre Canadiens sont au nombre des disparus. La municipalité a confirmé qu’un rapport daté de 2018 avait relevé des « dommages structurels majeurs » et des « fissures » dans le sous-sol du bâtiment. Des travaux d’entretien estimés à une bonne dizaine de millions de dollars devaient débuter sous peu.

Une enquête est en cours sur les causes du drame. « Les immeubles ne s’effondrent pas comme ça en Amérique », a déclaré Charles Burkett, maire de Surfside, lors d’une conférence de presse.

Vice de conception ou problème d’entretien ?

Impossible pour l’instant de dire si le problème se trouve du côté d’un vice de conception ou d’un manque d’entretien, mais le maire a confirmé que d’autres tours de condos construites à proximité à la même époque étaient en observation.

Plusieurs médias américains ont cité des experts qui s’interrogent sur l’idée de construire d’aussi hautes structures aussi près de l’océan, là où le sel de la mer peut favoriser l’érosion des pièces d’acier dans le bâtiment.

À une certaine époque, du sable de plage plein de sel était parfois utilisé pour fabriquer le béton, ce qui a déjà contribué à un effondrement meurtrier au centre-ville de Miami, selon Syed Ashraf, ingénieur en structures de la région cité par le quotidien USA Today.

Les tours Champlain et d’autres immeubles du secteur ont été bâtis au début des années 1980 par le promoteur Nathan Reiber, comme l’a d’abord révélé le Washington Post samedi. L’homme d’affaires est mort en 2014 à l’âge de 86 ans.

PHOTO TIRÉE DE L’AVIS DE DÉCÈS DE NATHAN REIBER

Nathan Reiber, promoteur élevé à Montréal qui a bâti plusieurs tours à Surfside, dont celle qui s’est effondrée.

Selon un long portrait publié par le Miami Herald à sa mort, il était né en Pologne et avait immigré à Montréal avec sa famille à la fin des années 1920, âgé d’à peine 2 ans. Il a grandi dans la métropole québécoise, puis est parti en Alberta étudier le droit au début de l’âge adulte. Devenu avocat, il a commencé à investir dans l’immobilier en Ontario.

De vieux articles du journal ontarien London Free Press relatent comment il est tombé dans la ligne de mire d’une enquête de Revenu Canada à la fin des années 1970 et s’est retrouvé dans le pétrin.

Mandat d’arrêt

Nathan Reiber possédait des immeubles résidentiels avec quelques partenaires investisseurs dans la région de Burlington. Les bâtiments avaient des services de buanderie qui fonctionnaient avec des pièces de monnaie. Selon l’enquête, les propriétaires avaient détourné 131 000 $ qui avaient été cachés à l’impôt. Il s’agissait d’une somme considérable pour l’époque, l’équivalent de près de 600 000 $ en argent d’aujourd’hui. Les partenaires avaient aussi trafiqué les livres de leur entreprise pour frauder le fisc et fait de faux chèques pour des travaux de construction inexistants, dans le même but.

Nathan Reiber avait aussi pigé dans la caisse de son entreprise afin de faire des travaux à sa résidence personnelle, sans inscrire la dépense de façon réglementaire dans les livres.

Le promoteur était parti s’installer aux États-Unis à la fin des années 1970, avant que le dossier se règle, mais les autorités étaient décidées à ne pas le laisser filer. Un mandat d’arrêt a été lancé à son endroit, afin de le ramener de force si nécessaire. Il est finalement revenu volontairement pour comparaître devant un juge et a été condamné à 60 000 $ d’amende (l’équivalent de 266 000 $ aujourd’hui).

Par la suite, il s’est retrouvé plongé dans un autre litige l’opposant à Revenu Canada, en lien avec l’achat et la revente de yachts, notamment son bateau personnel, le Rye-Bar. Il avait gagné sa cause, même si le juge avait dénoncé son manque d’éthique, de fiabilité et de professionnalisme dans des termes très durs dans son jugement.

Selon le Globe and Mail, l’homme d’affaires a abandonné volontairement son statut d’avocat au Canada alors que le Barreau lui reprochait son manque de coopération dans le cadre de l’enquête du fisc sur ses finances.

PHOTO GIORGIO VIERA, AGENCE FRANCE-PRESSE

L’immeuble Champlain Tower South, situé au bord de l’eau à Surfside, près de Miami, s’est effondré jeudi dernier.

Une retraite d’à peine une semaine

Nathan Reiber prévoyait prendre sa retraite tranquille en Floride, mais son plan a tenu à peine une semaine, selon le Miami Herald. Il est tombé sur un terrain vacant à Miami Beach, a fait une offre et s’est lancé dans la construction de tours de condos. « Il a toujours été un homme d’affaires avisé. Il aimait le jeu des affaires et il y excellait », a déclaré sa fille au quotidien floridien il y a quelques années.

Il avait acheté des terrains à Surfside avec des partenaires canadiens au début des années 1980, grâce à un financement obtenu de la Banque Toronto-Dominion, selon les archives d’époque.

Un moratoire était alors en place sur la construction de tours de condos, puisque les égouts municipaux étaient surchargés. En payant la moitié de la facture pour leur mise à niveau, son entreprise a obtenu le feu vert de la Ville pour bâtir. Le groupe d’investisseurs a toutefois été montré du doigt pour avoir fait des contributions politiques à des conseillers municipaux juste avant la décision, ce qui avait choqué le maire de l’époque, vu l’apparence de conflit d’intérêts. Accusés d’avoir voulu influencer la décision, les promoteurs avaient demandé aux politiciens de leur redonner l’argent. Ils avaient ensuite pu commencer à construire une tour après l’autre dans le coin, notamment celle qui s’est effondrée jeudi.

Le marché des condos a connu un creux au cours des années qui ont suivi, et Nathan Reiber s’est fait enguirlander lors de réunions du conseil municipal par des citoyens outrés qu’il ait laissé en plan des fondations d’immeubles inachevés pendant des années, où s’entassaient les déchets et les mares boueuses pleines de moustiques, pourrissant la vie des voisins. Certains déploraient aussi que ses hautes tours cachent la vue sur la mer et le soleil, selon les articles d’époque. Le marché avait tout de même redécollé, et il avait achevé tous ses projets.

Interrogé par un journaliste lors d’une réception en 1988, il disait se lever encore à 6 h 30 le matin pour travailler. Les affaires étaient bonnes. L’année suivante, il avait acheté une luxueuse propriété dans une île artificielle près de Miami Beach, qui avait autrefois appartenu à un sheikh saoudien. Il était devenu un important philanthrope dans la région.

Le fils de Nathan Reiber, qui est avocat à Toronto, n’a pas répondu à une demande d’entrevue de La Presse lundi.

Avec l’Associated Press et l’Agence France-Presse

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